Retards dus aux contrôles aux frontières: « En aucun cas un motif de licenciement! »

L’Aleba (Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance) s’inquiète des retards de nombreux salariés, causés par les contrôles aux frontières française et belge opérés depuis une semaine dans le contexte du relèvement du niveau d’alerte terroriste.

Le syndicat tient à rappeler que ces retards sont dus « à une cause indépendante de la volonté du salarié », un cas prévu par le Code du travail. Pour éviter toute sanction, les salariés sont invités à informer sans délai leur employeur de la raison et de la durée du retard et à ne pas hésiter à fournir une preuve, comme une attestation de transports en commun ou des articles de presse faisant état des embouteillages.

L’Aleba insiste que le patron ne peut pas décider de façon unilatérale d’imputer le retard sur le congé annuel. De même, le retard motivé par des causes indépendantes de la volonté du salarié « ne peut en aucun cas constituer un motif de licenciement ».

Les patrons de leur côté sont encouragés à se montrer flexible et à adapter l’organisation du travail, en permettant par exemple aux salariés de rattraper à un autre moment les heures de travail perdues, afin que les salariés ne soient pas pénalisés financièrement.

LH

lejeudi.lu, le 27/11/2015