Plan social signé par l’ALEBA chez KNEIP, craintes pour la Place financière

A la demande de la Délégation du Personnel, l’ALEBA était présente ces dernières semaines chez Kneip pour la soutenir et négocier à ses côtés un plan social.

L’entreprise avait en effet communiqué sa décision de supprimer 70 emplois (sur 200, soit 35% du personnel !), pour raison économique, dans un contexte d’outsourcing et de cost cutting.

« Forte de son expérience, l’ALEBA a mis tout en œuvre pour conseiller la Délégation, et aura défendu sans concession les intérêts des salariés tout au long de ces négociations, afin d’obtenir le maximum pour les employés concernés » indique Eddy Girardi, en charge pour l’ALEBA des négociations. Childcare allowance, Outplacement, Single parent allowance et Retention allowance ont notamment été négociés, en sus de préavis et des indemnités.

« Les conditions de départ sont acceptables, mais sont surtout nettement meilleures que ce qui était sur la table au début des négociations. Or en cette période compliquée il ne pouvait être question que des licenciements économiques ne soient pas très valablement valorisés » précise encore Eddy Girardi.

Roberto Mendolia rappelle que ce ne sont rien de moins que 342 suppressions d’emplois que l’ALEBA avait déjà dû négocier durant les 12 derniers mois : « Ce sont 342 suppressions d’emplois de trop, dans un secteur financier à Luxembourg qui continue pourtant à bien se porter. Prenez le bilan des banques : 768.000 millions d’euros à fin 2018 et 815.000 millions d’euros à fin 2019, soit 5,7% d’augmentation ! Regardez l’industrie des fonds, dont les actifs nets globaux passent quant à eux de 4.046 milliards euros au 31.12.2018 à 4.718 milliards d’euros au 31.12.2019, soit carrément une augmentation à deux chiffres de 14,2% ! Ce ne sont pas des chiffres syndicaux, ce sont les chiffres officiels, du Statec ! »

Du côté de l’ALEBA on craint d’autres plans sociaux dans les mois à venir, dans le contexte du COVID-19. « A gauche à droite on entend des entreprises envisager de travailler autrement, et, avec une diminution de leurs revenus, réfléchir à sabrer dans leurs coûts. Or on sait d’expérience que les premières victimes dans ce genre de situation, ce sont les salariés. Que les entreprises sachent toutefois qu’en cas de licenciements économiques l’ALEBA n’acceptera pas n’importe quoi, qu’il faudra justifier ces suppressions d’emplois, et qu’elles devront assumer leur responsabilité sociale vis-à-vis des travailleurs, financièrement. », explique le Président Mendolia.

 

Communiqué de presse

Luxembourg, le 8 juillet 2020.