L’emploi dans les banques s’est stabilisé

L’an passé, les établissements bancaires ont pu créer 74 emplois. C’est peu! Mais loin de la saignée annoncée en avril 2014.

En 2014, le Statec publiait une étude sur les conséquences de la fin du secret bancaire. Au moins 2 000 emplois seraient menacés sur la place financière, dont 800 à 1 000 dans les seuls établissements de crédit. Un an après la mise en application de l’échange automatique d’informations, le désastre annoncé n’a pas eu lieu. L’an dernier, 74 emplois ont été créés dans les banques, pour porter le nombre de salariés dans les établissements de crédit à 25 897.

«Oui, 74 emplois c’est peu. Mais ceci représente de nouveaux postes. Il y a eu pas mal de départs naturels, volontaires et de la mobilité interne, remplacés en grande partie», a réagi hier le président de l’Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance (Aleba), Roberto Scolati, qui s’attend à «pas mal de mutations avec la fusion de certaines entités, rachats ou fermetures d’établissements». «Il existe toujours un risque pour les petites structures qui n’auraient pas la taille nécessaire pour faire face aux coûts que réclament les nouvelles réglementations», estime Vincent Jacquet, du LCGB. À l’OGBL, «on constate un glissement des emplois du secteur bancaire vers le secteur des professionnels du secteur financier».

Le CEO de l’Association des banques et banquiers, Luxembourg (ABBL), Serge de Cillia, estime qu’il «y a encore des restructurations à venir dans les banques à cause de l’impact des technologies financières (FinTec) qui ne sera pas neutre pour les banques». En plus des 25 897 employés de banque, la place financière compte 15 164 professionnels du secteur financier, mais aussi les salariés des assurances et les sous-traitants du secteur financier, en tout près de 70 000 personnes.