L’ALEBA exige le retrait de la réforme des pensions!

L’ALEBA qui avait déjà critiqué l’année passée les grandes lignes de la réforme des pensions, voit maintenant ses réticences confirmées par le projet définitif et exige son retrait immédiat pour les raisons suivantes:

1) La Caisse Nationale des Pensions dispose de réserves énormes toujours croissantes.

Il n’y a donc ni urgence, ni nécessité de procéder à une réforme.

2) Le projet de réforme engendre une diminution des pensions inacceptable.

Il ne concerne pas uniquement les futurs retraités mais aussi les retraités actuels (par l’adaptation annuelle du facteur d’ajustement des pensions ainsi que par le risque de suppression de la prime de fin d’année).

3) La réforme oblige les salariés à travailler plus longtemps à prestations égales et se fera au détriment de l’emploi des jeunes.

La réduction du niveau des pensions ainsi que l’augmentation du chômage, suite à l’introduction de la réforme des pensions, augmenteront la pauvreté au Luxembourg.

Outre le retrait immédiat et inconditionnel de la réforme des pensions, l’ALEBA exige du gouvernement:

1) De recourir aux gains de productivité énormes au Luxembourg pour financer les futures retraites!

Ainsi la hausse spectaculaire du PIB (Produit Intérieur Brut) entre 1960 et 2010 (de 640 millions d’€ à 41,6 milliards!!) a permis sans aucun problème le doublement du poids des pensions dans le PIB (de 4,2% en 1960 à 8,2% en 2010).

Même un éventuel ralentissement de la croissance du PIB d’ici 2060 accompagné par un triplement du poids des pensions dans le PIB (selon les prévisions du gouvernement) restera tout à fait supportable et gérable, sous condition de recourir à ces gains de productivité pour financer les futures retraites.

2) D’augmenter la contribution financière des entreprises!

L’ALEBA estime qu’il est tout à fait inacceptable, que les entreprises au Luxembourg, qui figurent parmi les plus faibles contributeurs aux recettes totales de la Sécurité Sociale en Europe, échappent de plus en plus au financement de la Sécurité Sociale (gel des cotisations patronales à la Sécurité Sociale jusqu’en 2014, part des employeurs au financement de la Sécurité Sociale inférieure à celle des assurés et recul continu de la part des employeurs depuis 1990, …).

Communiqué par l’ALEBA le 15 mars 2012

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