La représentation des femmes demeure insuffisante

24,3% de femmes à peine dans les organes de prise de décision

Même si les chiffres sont en hausse, les femmes ne représentent toujours – secteurs public et privé confondus – qu’à peine un quart des représentants des organes de prise de décision au Luxembourg alors que l’objectif est de parvenir à un taux de représentation de 40% d’ici 3 ans.

Le Conseil de gouvernement a analysé hier le premier bilan intermédiaire concernant une meilleure représentation des femmes dans les organes de prise de décision de 90 établissements publics, groupements d’intérêt économique (GIE) et sociétés cotées ou non cotées en bourse dans lesquels l’État détient des intérêts ou des participations.

Depuis 2004, le ministère de l’Économie a mis en place un système de monitoring pour suivre l’évolution de la situation, le but étant de parvenir à un objectif de 40% de femmes représentées dans ces organes d’ici 2019.

Selon les données récoltées entre janvier 2015 et janvier 2016, le pourcentage total de femmes membres de conseils d’administration (200 mandats sur 821) est passé de 21,1% à 24,3%. Concernant les seuls représentants de l’État (153 mandats sur 500), ce taux a progressé de 24,4% à 30,6% au cours de la dernière année.

Notant dès lors que dans la prise de décision économique, les femmes sont encore «largement sous-représentées», l’exécutif souligne que les efforts qu’il mène pour parvenir à un meilleur équilibre entre les deux sexes «doivent être épaulés par des engagements similaires volontaires de la part de l’ensemble des autres acteurs de l’économie».

 

Publié par paperjam.lu, le 18/02/2016