Indexation des salaires: pas avant 2017?

Le Statec abaisse sa prévision d’inflation pour 2016

Luxembourg. Le Statec a publié hier ses nouvelles prévisions d’inflation pour les années 2016 et 2017. L’inflation devrait ainsi atteindre 0,2 % en 2016 et 1,6 % en 2017.

Le taux d’inflation proche de zéro en 2016 s’explique par «l’effondrement des prix pétroliers et une faible inflation sous-jacente, désormais purgée des effets de la hausse de la TVA de janvier 2015», a souligné l’institut.

En fonction de l’hypothèse sur l’évolution du prix du Brent, la prochaine adaptation automatique des salaires et traitements aurait lieu entre le quatrième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017.

Trois scénarios

L’institut précise qu’il n’établit pas de prévision du prix du pétrole brut et du taux de change, mais applique des hypothèses purement techniques: le scénario central serait ainsi lié à l’hypothèse que le prix du Brent et le taux de change se maintiennent à leurs niveaux actuels. «Dans une telle situation, et avec une inflation sous-jacente de 1 % en 2016, la prochaine tranche indiciaire serait repoussée au premier trimestre 2017», indique le Statec dans son communiqué.

Dans un scénario «bas» (le prix du baril de Brent est diminué de 10 USD) et «haut» (+10 USD), l’inflation se situerait ainsi entre -0,1 % et 0,5 % en 2016 et entre 1,3 % et 1,7 % en 2017. La prochaine tranche indiciaire tomberait au quatrième trimestre 2016 selon le scénario haut alors qu’une baisse supplémentaire des prix pétroliers reporterait la tranche indiciaire au deuxième trimestre 2017.

Le Statec a également annoncé qu’au mois de janvier 2016, l’indice des prix à la consommation a reculé de 1,2 % par rapport au mois précédent. Celui-ci s’explique par les réductions de prix offertes lors des soldes d’hiver. Les prix des produits pétroliers, toujours en net ralentissement, ont accentué ce repli. Les prix des autres biens et services progressent, quant à eux, de 0,2 %. L’inflation reste donc faible avec un taux de 0,5 %. (ndp)

 

Luxemburger Wort vom Donnerstag, 18. Februar 2016