GREVE NATIONALE EN FRANCE : L’ALEBA MET EN GARDE !

Une grève nationale, d’une envergure exceptionnelle voire historique, et touchant tout particulièrement les transports en commun, impactera la France à partir de ce jeudi 5 décembre. 

De toute évidence il sera très difficile, voire impossible, pour de nombreux salariés résidents français de se rendre sur leur lieu de travail sans accuser de retard, petit ou grand, quand bien même ils auraient pu prendre leurs précautions en partant largement en avance, et/ou en utilisant leur véhicule personnel plutôt que les transports en commun immobilisés.

Dans ce contexte l’ALEBA rappelle que ces retards sont dus à une « cause indépendante de la volonté du salarié », tel que prévu par l’article L. 233-6 (3) du Code de Travail.

« En cas de retard effectif, indique Laurent Mertz, Secrétaire Général de l’ALEBA, les salariés doivent informer sans délai leur employeur, en indiquant la raison et la durée estimée, et ensuite fournir la preuve de la cause (attestation de la SNCF, article de presse, etc).  

Ensuite, dans la pratique :

  • L’employeur ne peut ensuite unilatéralement imputer le retard sur le congé annuel ;
  • Le retard, motivé par des causes indépendantes de la volonté du salarié valablement justifié, ne peut en aucun cas constituer un motif de licenciement.
  • L’ALEBA demanda aux employeurs de tenir compte de cette contrainte poncutelle de mobilité, en faisant preuve de flexibilité, en adaptant l’horaire de travail du salarié, ou en permettant par exemple une prestation décalée des heures non prestées suite au retard, de manière à ce que les salariés ne soient pas financièrement pénalisés.

« Que ce soit donc très clair : il demeure strictement hors de question de sanctionner des salariés ! »

« De manière générale ce mouvement social remet en évidence combien importants sont les problèmes de mobilité pour les salariés, résidents ou non résidents, dans la Grande Région, indique Laurent Mertz, sans même compter la fatigue ou le stress, ou encore une conciliation très difficile de la vie professionnelle et de la vie privée. »  

En termes de pistes de solutions au sein des entreprises du secteur financier, l’ALEBA invite une nouvelle fois chaque Délégation du Personnel à entamer sans attendre un dialogue, constructif, avec sa Direction, pour envisager toutes les mesures concrètes qui pourraient représenter des solutions aux problèmes génériques de mobilité, tout en contribuant au bien-être des salariés.  

L’ALEBA rappelle aussi et enfin que la Convention Collective de Travail des Employés de Banque qu’elle a soutenue et signée en en juillet 2018 engage d’ailleurs contractuellement les entreprises à réfléchir à ces problématiques, via par exemples : 

  • favorisation du travail à temps partiel, ou du temps de travail flexible (horaires décalés),
  • adaptation des plages horaires (à partir du 6 heures du matin par exemple),
  • prestation des 40 heures sur 4 jours,
  • mise en place de modèles de travail innovants (télétravail, remote access, etc),
  • ouverture d’espaces de travail décentralisés,
  • prise en charge par l’entreprise des frais de transports en commun des salariés, promotion de la mobilité douce, ….

Des soucis ? Ou tout simplement envie de plus d’info ?

Contactez l’ALEBA au 223 228-1 ou via info@aleba.lu