Fiscalité des frontaliers belges : enfin des bonnes nouvelles !

frontièreLes Ministre des Finances Luxembourgeois et Belge, Pierre Gramegna et Johan Van Overtveldt, ont signé ce mardi 16 mars un accord qui prévoit un seuil de tolérance de 24 jours ouvrables, à compter du 1er janvier 2015, pour les salariés frontaliers belges qui sont amenés à prester ponctuellement hors du Grand-Duché de Luxembourg.  Cet accord fait suite à la réunion commune des gouvernements luxembourgeois et belge (Gäichel VIII) qui s’était tenue à Bruxelles, le 5 février dernier, sous la présidence conjointe des Premiers ministres Xavier Bettel et Charles Michel.

« L’ALEBA se réjouit de cette avancée, puisqu’elle dénonçait ouvertement, depuis plusieurs mois, la chasse et le harcèlement organisés par l’Administration fiscale belge, à l’encontre des travailleurs frontaliers qu’elle semblait considérer par défaut comme des fraudeurs.  Le seuil de tolérance est un premier pas, mais nous attendons avec impatience les règles communes précises, promises pour le mois d’avril par les deux Premiers Ministres, relatives aux preuves que les salariés pourront produire pour justifier leur présence physique réelle au Grand Duché de Luxembourg » a déclaré Roberto Scolati, Président de l’ALEBA.

« Dans la pratique, nous invitons évidemment tous les employeurs de la Place financière à se tenir prêt pour fournir à chaque salarié, dans les meilleurs délais, et dès que les règles exactes seront définies et connues, toutes les pièces utiles à la justification de leur présence physique au Luxembourg» a ajouté Patrice Collin, membre de l’Exécutif de l’ALEBA, et à la tête de la Commission « Frontaliers » de l’ALEBA« Dans un contexte économique difficile, alors que tous les salariés sont déjà soumis à un stress important au sein même de leur entreprise, il ne peut être question que les travailleurs frontaliers subissent une forme supplémentaire de pression.  A l’ALEBA, comme c’est déjà le cas depuis de nombreux mois, toutes nos équipes sont en tout cas mobilisées pour seconder nos membres dans la constitution de leur dossier et l’organisation du rassemblement de spreuves».

 

EINKOMMENSSTEUER FÜR GRENZGÄNGER AUS BELGIEN

frontièreDie Finanzminister Luxemburgs und Belgiens, Pierre Gramegna und Johan Van Overtveld, haben am Dienstag 16. März ein Abkommen unterzeichnet, welches eine Bagatellgrenze von 24 Arbeitstagen, gültig ab 1. Januar 2015, festsetzt für in Belgien wohnhafte Grenzgänger die gelegentlich ausserhalb Luxemburgs arbeiten. Dieses Abkommen ist die Folge der gemeinsamen Sitzung der Regierungen Luxemburgs und Belgiens (Gäichel VIII) welche am 5. Februar in Brüssel unter dem Präsidium beider Premierminister Xavier Bettel und Charles Michel stattgefunden hat.

“Die ALEBA ist erfreut über diese Entwicklung, da sie schon seit einigen Monaten die Jagd und Drangsaliererei der Grenzgänger durch belgische Steuerbehörden öffentlich denunziert hatte. Es schien als sei ein in Belgien wohnender Grenzgänger ab initio ein Steuerbetrüger. Die Bagatellgrenze ist ein erster Schritt, doch wir warten ungeduldig auf gemeinsame und genaue Regeln, so wie von beiden Premierministern versprochen, bezüglich der Unterlagen, welche die Arbeitnehmer  vorlegen können um ihre tatsächliche Anwesenheit im Grossherzogtum zu beweisen” erklärt Roberto Scolati, Präsident der ALEBA.

“Desweiteren laden wir alle Arbeitgeber des Finanzplatzes ein, bereit zu sein um jedem betroffenen Arbeitnehmer, in kürzester Zeit und sobald die genauen Bestimmungen vorliegen, die nötigen Unterlagen zum Beweis des Aufenthaltes in Luxemburg zur Verfügung zu stellen.” fügt Patrice Collin, Mitglied des Exekutivauschusses und Vorsitzender der Grenzgänger-Kommission der ALEBA hinzu.  “In einer wirtschaftlich schwierigen Lage, in der sowieso schon alle Arbeitnehmer grossem Stress in ihren Unternehmen ausgesetzt sind, kann es doch nicht sein, dass Grenzgänger noch zusätzlich belastet würden.  Bei der ALEBA, und dies seit vielen Monaten, ist unser Team aufgestellt um unseren Mitgliedern bei der Zusammenstellung ihres Dossiers beizustehen um die nötigen Unterlagen zu erhalten.”