L’ALEBA se prépare à négocier

Après avoir analysé les résultats de son enquête «Contribute to Your Future», visant à recueillir les revendications des employés du secteur bancaire, l’ALEBA, le syndicat de référence du secteur financier, va maintenant s’atteler à préparer ses revendications dans l’optique de la future négociation de la convention collective de travail des employés de banques qui arrive à échéance à la fin de l’année.

« Les négociations devraient commencer vers octobre-novembre, afin que la nouvelle convention collective soit mise en application dès l’année 2017 », a expliqué Sandra Carvalho, en charge de la communication de l’ALEBA. Si pour le moment le syndicat du secteur financier ne souhaite pas s’étaler sur les détails de ses futures revendications, il souligne tout de même son intention d’éclaircir certains points qui devront figurer dans la future convention. En adéquation avec les résultats de son enquête, le syndicat compte demander aux banques de prendre en considération les nouveaux besoins des salariés ainsi que l’évolution des métiers de la banque. «Il ne peut plus être question qu’une fonction de dactylo continue à exister dans la convention ou encore de manipulateur de titre alors que cette activité est presque complètement dématérialisée», souligne le syndicat dans un communiqué.

Prévenir le burn-out

Autre revendication de taille, l’augmentation des salaires et de la prime de conjoncture, l’ajout de nouveaux jours de congés extraordinaires ou encore apporter une attention particulière au niveau de la promotion et de la fidélisation des jeunes salariés. Autre point qui risque de faire parler, l’intention de l’ALEBA de se battre pour que le burn-out ait sa place dans la nouvelle convention collective. Pour rappel, le burn-out, ou bien l’épuisement professionnel, n’est pas reconnu au Luxembourg comme étant une maladie. Mais l’ALEBA, qui affirme que le burn-out est de plus en plus fréquent, souhaite que les banques prennent la mesure de ce phénomène et mettent en place des mesures de préventions afin de prendre le problème en amont. « Nous sommes conscients que le burn-out n’est pas reconnu au Luxembourg, mais nous souhaitons que les banques aient l’obligation de faire de la prévention sur le sujet. Nous souhaitons même la création, dans chaque banque, d’un comité burn-out », a expliqué brièvement Sandra Carvalho.

Si ce point est accepté, cela pourrait être considéré comme une avancée sur un sujet épineux qui a déjà fait couler beaucoup d’encre il y a quelques semaines, d’autant plus que selon une étude TNS-ILReS (en 2010), près de 43  % des salariés au Luxembourg se disent sous pression continuellement et 20  % reconnaissent connaître des périodes de burn-out.

Article paru dans Le Quotidien, le jeudi 14 juillet 2016, page 6