Etat de la Nation : L’ALEBA tire la sonnette d’alarme !

Ce mardi 8 octobre, l‘ALEBA est restée sur sa faim. En dépit du fait qu’il n’y a eu aucune mesure concrète annoncée par rapport aux revendications faites au Gouvernement l’été dernier, Monsieur Xavier Bettel n’a pas tenu compte de l’ampleur du problème actuel au niveau du dialogue social très fermé de la part du patronat à l’égard des syndicats.

Bien que l’ALEBA soit très sensible aux enjeux écologiques et au traitement des données personnelles, le premier syndicat du secteur financier aurait voulu que le Premier Ministre et son Gouvernement soient autant attentifs et sensibles aux problèmes actuels des salariés.

Dans sa carte blanche publiée sur paperjam.lu l’été dernier, l’ALEBA avait repris 6 de ses 20 points du programme électoral 2019-2024 et revendiqué une intervention rapide du Gouvernement.

L’ALEBA souhaite rappeler deux problèmes majeurs et tirer la sonnette d’alarme.

  1. Réformer la loi sur le licenciement collectif

Il devient urgent que le Gouvernement réforme la loi sur le licenciement collectif afin de lui donner une procédure plus claire, et d’abaisser les seuils légaux imposant un plan social.

Pour rappel, les salariés licenciés dans le cadre d’une convention d’entreprise, non réglementée, ne sont pas éligibles à l’aide au réemploi et donc ont plus de difficultés à retrouver un nouvel emploi.

Certains employeurs n’ont plus aucune responsabilité sociale vis-à-vis de leurs salariés et le pire, c’est que rien n’est prévu dans la loi pour les en empêcher.

2. Faire respecter sans concession les règles de droit, du Code du Travail à la Jurisprudence

A l’heure actuelle, l’ABBL et l’ACA s’en tiennent à une lecture hypocrite des Conventions Collectives de Travail (CCT) qu’elles ont elles-mêmes négociées, faisant fi de l’esprit de la loi, de la mémoire du texte et des raisons qui ont amenées par exemple des congés supplémentaires pour les seniors. Elles refusent d’octroyer le 26e jour de congé supplémentaire aux salariés âgés de > 50 ans. C’est inacceptable, les organisations patronales se moquent du Gouvernement et pire encore, elles évitent le dialogue social !

L’ALEBA demande une clarification de la loi tenant compte des Conventions Collectives, empêchant toute interprétation en défaveur des salariés couverts.

Contact presse:

Sandra Carvalho, Head of Communications & Strategy (sandra.carvalho@aleba.lu / +352 671 223 228) 

Laurent Mertz, Secrétaire Général (laurent.mertz@kbl-bank.com) / +352 621 232 295)