Convention collective de banque

RUPTURE DES NÉGOCIATIONS PAR L’ABBL
Réunion du 25 mars annulée
Une attitude syndicale responsable…
Dans un environnement incertain et précaire, les syndicats avaient renoncé à des revendications salariales et avaient axé leurs revendications sur le maintien des acquis et la sécurisation des emplois.
…contre une attitude patronale irresponsable
Faisant abus de la situation tendue dans les banques, les revendications initiales de l’ABBL visaient à réduire en miette les acquis fondamentaux ancrés dans la Convention collective de travail.

L’ABBL demandait :
–     La suppression de la prime de conjoncture*
–     La réduction des jours de repos pour les nouveaux engagés*
–     La  réduction de la prime d’ancienneté
–     la suppression de la garantie d’avancement triennale (15 € p.i. 100).

Telles étaient les prétentions de l’ABBL au départ
Dans le même temps, Jean-Jacques Rommes, directeur de l’ABBL ne se gêne pas pour déplorer que par comparaison à d’autres pays, il n’y ait pas plus de 15 top managers sur la Place financière luxembourgeoise qui encaissent en moyenne 1,6 millions d’euros par an.
En 2013, les banques ont enregistré d’excellents résultats.

En effet, les résultats avant provision et impôts ont enregistré l’année dernière le 5ème meilleur score jamais atteint soit  5.250.000.000 d’euros (CSSF). Sur base de cette somme un employé a rapporté en moyenne 200 099 euros à sa banque en 2013.

L’ABBL impose de faire de cette année  hors norme une référence économique idéalisée.
C’est inacceptable.

Nous ne pouvons pas accepter d’hypothéquer les avancements conventionnels dus en 2017 par une clause économique basée sur les résultats d’une année 2013 extrêmement profitable. Toute progression barémique risquera ainsi d’être éliminée à jamais.

Un conflit social provoqué par l’ABBL
À l’instar de la décision d’annulation de la réunion du 25 mars par l’ABBL qui se traduit par le refus
–    de discuter sérieusement des revendications syndicales
–    d’enlever la condition économique pour le paiement des échelons et des augmentations barémiques et

–    de sauvegarder les conditions d’attribution de la prime d’ancienneté .

l’ALEBA n’a pas d’autre choix que de proposer aux autres syndicats la saisine de l’Office National de Conciliation et de préparer l’organisation des actions qui s’imposent.
* revendications abandonnées par l’ABBL en cours des réunions de négociations.

Communiqué par l’ALEBA le 21 mars 2014

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