69 jours de télétravail pour les frontaliers belges : pas pour tout de suite !

Ce mardi 16 octobre 2018, l’ALEBA a rencontré le Ministère des Finances, représenté par Bob Kieffer, Coordinateur Général, et Carlo Fassbinder, Directeur de la Fiscalité, dans le contexte des informations parues la semaine dernière dans la presse luxembourgeoise et belge quant au relèvement de 24 à 69 du nombre de jours autorisés pour le télétravail pour les frontaliers belges.

« Pour l’ALEBA, l’équilibre vie privée – vie professionnelle est essentiel, et les formules de travail régulier (télétravail) ou occasionnel (remote access) depuis le domicile, pour les résidents ou les non-résidents, vont dans ce sens et bénéficient de notre plein support.  Sans même parler des considérations écologiques, ou pratiques avec les difficultés de mobilité que tout le monde rencontre, malgré les efforts des pouvoirs publics.  Il était dès lors important de clarifier les choses par rapport aux informations qui circulent vis-à-vis du télétravail en Belgique, et de faire un point global sur cette thématique» indique Laurent Mertz, Secrétaire Général de l’ALEBA.

Finalement, si le Ministère des Finances confirme bien que des négociations sont en effet en cours avec la Belgique, rien de concret n’est toutefois encore sur la table.  «Du côté luxembourgeois, nous sommes très favorables à une modification des accords et à une augmentation de la limite du nombre de jours à prester pour les frontaliers belges, nous souhaiterions même aboutir très rapidement d’autant que les contacts avec l’administration fiscale belges sont fort bons, mais tant sur le nombre de jours que sur les modalités pratiques, rien n’est encore arrêté, les réflexions sont toujours en cours, et il est dès lors prématuré de préjuger du résultat ou même de donner une échéance pour la mise en œuvre de celui-ci» indique le Cabinet de Pierre Gramegna.

Patrice Collin, Membre du Comité Exécutif de l’ALEBA en charge des questions frontalières a pour sa part rappelé que l’ALEBA soutenait, partout dans les banques et les assurances où elle était présente, les discussions relatives au télétravail et au remote access : « ces pratiques sont positives pour tout le monde, et c’est même finalement la responsabilité sociale des entreprises de les envisager, lorsque c’est possible, et bien entendu toujours en concertation avec les Délégations du Personnel.  Elles contribuent également au bien-être des salariés».

Dans ce contexte le Ministère des Finances confirmé qu’à côté du télétravail, d’autres initiatives faisaient aussi l’objet de réflexions, telles que le travail dans des « espaces partagés » à créer à proximité des frontières, une flexibilisation accrue du temps de travail, ou encore la mise en place d’incitants pour les entreprises : « le télétravail et l’important volet fiscal qui l’accompagne ne sont finalement qu’une pièce du puzzle, il faut une approche globale, et nous analysons, ensemble avec d’autres ministères, toutes les pistes possibles ».

Le Ministère des Finances et l’ALEBA ont retenu de se revoir rapidement, pour faire le point sur l’avancement de ce dossier important pour les frontaliers belges mais aussi pour discuter ensemble, de manière plus approfondie, sur ces nouvelles formes de travail et leurs conséquences pour les salariés, lesquelles représentent des préoccupations majeures pour le syndicat.   « Et bien entendu nous veillerons à ce que ce qui marche avec la Belgique puisse être étendu à la France et à l’Allemagne » précise encore Laurent Mertz, avant de conclure : « en tant que premier syndicat du secteur financier, lequel emploie une proportion importante de travailleurs frontaliers, nous y serons particulièrement attentifs ».

 

Contacts presse :

Laurent Mertz, Secrétaire Général (laurent.mertz@kbl-bank.com / +352 621 232 295)

Patrice Collin, Membre du Comité Exécutif, Responsable Commission Frontaliers (patrice.collin@socgen.com / +352 621 360 935)

Sandra Carvalho, Head of Communications & Strategy (sandra.carvalho@aleba.lu / +352 671 223 228)