Grande manifestation du 16 septembre 2010 (mis en ligne le 02 Août 2010)
ALEBA solidaire!
L'ALEBA s'est prononcée à plusieurs reprises contre les mesures d'assainissement budgétaires du gouvernement au détriment des salariés!
Parmi ces mesures, il y a aussi celles qui touchent prioritairement, mais non pas exclusivement, les frontaliers, comme e.a. la réforme des aides financières aux étudiants ou la réduction importante des frais de déplacement.
Pour montrer sa solidarité avec les salariés concernés, l'ALEBA se rallie à la grande manifestation du 16 septembre 2010 à Luxembourg-Ville et lance un appel à ses membres et sympathisants d'y participer en grand nombre.
Négociations difficiles auprès de HSH Nordbank (mis en ligne le 26 Juillet 2010)
Les négociations pour l'établissement d'un plan social auprès de HSH Nordbank s'avèrent très difficiles.
Après presque 2 semaines de négociations intensives, l'attitude de la Direction est à qualifier de destructive.
En effet, cette dernière semble vouloir se séparer des 74 collaborateurs concernés de manière irresponsable. La situation désastreuse de HSH Nordbank n'est pourtant pas à imputer aux salariés de la banque.
Tant les textes que les indemnités financières proposés sont de loin inférieurs aux standards appliqués actuellement sur la place financière.
Dans la mesure où les propositions de HSH Nordbank ne seraient pas substantiellement améliorées, les syndicats n'auront pas d'autre choix que de saisir l'Office Nationale de Conciliation le mercredi 28 juillet.
Aides financières aux étudiants (mis en ligne le 19 Juillet 2010)
Encore des dégradations sociales
Dans sa séance du 12 juillet 2010 le Parlement, avec les voix des partis au pouvoir (CSV et LSAP), ont voté la loi sur la réforme des aides financières aux étudiants.
Il faut savoir que cette loi s'inscrit dans le cadre des mesures d'assainissement budgétaire annoncées par le gouvernement début mai.
A titre de rappel, l'ALEBA s'était prononcée contre ces mesures d'assainissement parce qu'elles frappent presqu'exclusivement les salariés, au contraire du patronat qui n'y contribue que très modérément.
En contrepartie de la mise en place de ce nouveau système de financement des études, les allocations familiales auxquelles avaient droit les enfants de salariés au-delà de l'âge de 18 ans pendant la période de leurs études secondaires et supérieures sont carrément supprimées.
D'après les premières estimations, la mise en place de ces mesures entrainerait une décharge du budget de l'état d'environ 35 millions d'¤ au moins. (60 millions d'¤ selon le Lëtzebuerger Journal du 14 juillet 2010).
En plus, le nouveau système des bourses de crédit, qui est réservé aux seuls résidents, crée des injustices graves entre les salariés résidents et non-résidents.
Après la création du système des chèques services, qui est lui aussi réservé aux résidents, la pénalisation des travailleurs frontaliers s'accentue davantage.
Il s'agit d'une détérioration des acquis sociaux mise en place à un moment où la situation des finances publiques est en train de se remettre d'après les nouvelles données du STATEC.
L'ALEBA conteste formellement cette manière de légiférer et ceci notamment dans le cadre de telles restructurations profondes. En effet, toute argumentation basée sur l'analyse détaillée de répercussions de cette refonte ainsi que les justifications pour avoir légiféré aussi rapidement et superficiellement font défaut.
L'ALEBA analysera l'ampleur de cette loi, mettant les salariés et leurs représentants devant des faits accomplis dans l'optique de la solidité juridique notamment dans le contexte des réglementations communautaires.
L'ALEBA regrette par ailleurs que les représentants des syndicats membres des partis politiques CSV et LSAP n'aient pas fait preuve de courage lors de ce vote en s'y opposant solidairement.
Etat de la Nation (mis en ligne le 07 Mai 2010)
L'ALEBA rejette les mesures proposées par le gouvernement pour assainir les finances publiques telles qu'elles ont été présentées par le Premier ministre Juncker lors de la déclaration sur l'état de la Nation.
Elles ne sont ni socialement acceptables parce que injustes, ni socialement équilibrées parce que quasi exclusivement à charge des salariés.
Fondamentalement, l'ALEBA ne peut toujours pas concevoir la nécessité qui justifierait une mise en œuvre précipitée des mesures d'épargne draconiennes.
La dramatisation déterminée de la situation actuelle des finances publiques est en tout cas difficilement explicable.
L'ALEBA exige donc des explications sur l'impact des diverses mesures anticrise sur la dette publique, telles que p.ex. les aides publiques d'environ 2,9 milliards d'euros accordées en automne 2008 aux banques Fortis et Dexia.
Pourquoi ces aides ne peuvent-elles pas été prises en compte pour l'assainissement à court ou moyen terme des finances publiques?
L'ALEBA regrette le manque de transparence et de cohérence dans le débat actuel.Si, malgré la très bonne situation des finances publiques au niveau international, il y avait des mesures d'épargne, l'ALEBA exigerait une analyse préalable et profonde du potentiel d'épargne dans les investissements publics.
Il convient à rappeler que les salariés portent déjà maintenant clairement le fardeau principal de la gestion de la crise, e.a. par la détérioration des conditions de travail, la précarisation de l'emploi, jusqu'à la perte de l'emploi.
L'ALEBA ne partage pas non plus l'appréciation que l'économie luxembourgeoise souffrirait d'une détérioration de sa compétitivité et que de ce fait une participation plus large des entreprises à un éventuel assainissement des finances publiques se justifierait.
Avis de l'ALEBA au sujet d'absences motivées par un cas de force majeure (mis en ligne le 23 Avril 2010)
Dans le contexte des récentes perturbations dans le trafic aérien, beaucoup de salariés étaient dans l'impossibilité de se présenter sur les lieux de travail. Comme la question de la prise en charge de ces absences se pose, l'ALEBA considère
* que la notion de "cas de force majeure" est traitée par le code du travail, chapitre 3, article 233-6 du titre III, Repos, congés et jours fériés légaux.
* que l'art. 233-6 prévoit dans son alinéa 3 point 3 que les “absences motivées par des cas de force majeure...et qui ont mis ce dernier dans l'impossibilité de solliciter une autorisation préalable... ne constituent pas des absences injustifiées ...
Conformément à l'alinéa 2 du même article qui prévoit le refus par l'employeur de congés au salarié à la condition que ses absences injustifiés dépassent 10% de son travail, l'employeur n'est par conséquent pas en droit d'imputer ces absences sur le congé du salarié.
D'autre part, du fait qu'il ne s'agit pas d'une absence injustifiée, l'employeur n'est pas en droit de motiver un licenciement.
De plus, l'ALEBA conclut que sur base du même article 233-6 qui assimilie dans son 3e alinéa les absences motivées par des cas de force majeure à des journées de travail effectif, la condition de la prestation du travail est remplie dans le cadre de l'exécution d'un contrat de travail conformément à l'art. 221-1.
Par conséquent, l'employeur est tenu de rémunérer ces absences.
Assainissement des finances publiques (mis en ligne le 14 Avril 2010)
Une attaque frontale aux acquis sociaux des salariés et de leurs familles !
Telle semble être la détermination du gouvernement pour résoudre le problème des finances publiques déficitaires.
L'ALEBA dit NON aux mesures proposées, et à elles toutes sans exception.
L'ALEBA dit NON au schéma d'intervention que le gouvernement s'est fixé arbitrairement et qui prévoit la réduction de 2/3 des dépenses (sociales) et l'augmentation de 1/3 des recettes (fiscales).
L'ALEBA dit NON au calendrier que le gouvernement s'est fixé et ce tant en ce qui concerne le délai des négociations qu'en ce qui concerne le délai du rétablissement de l'équilibre budgétaire.
En effet, l'ALEBA attend toujours les réponses sur les opportunités
- de recourir à des mesures sociales d'assainissement, alors que toute autre piste ne semble pas avoir été jugée utile d'être approfondie,
- de démanteler intentionnellement les budgets des salariés et de leurs familles dans un environnement économique fragile,
- de générer inutilement des pressions en fixant des délais très rapprochés, ne permettant pas de trouver des accords adaptés à une politique des finances publiques homogène et durable.
Par conséquent, l'ALEBA invite les acteurs de la tripartite à redémarrer leurs réflexions sur base d'un cahier de charges fondé et d'agir dans le respect du principe de ne s'attaquer aux acquis sociaux que si vraiment toute autre source d'économie, surtout d'investissements inutiles, aura été étudiée.
Clearstream Luxembourg licencie 30 personnes (mis en ligne le 08 Avril 2010)
Clearstream propose d'entâmer mi-avril des négociations pour l'établissementun plan social pour 30 cadres de Clearstream Luxembourg, qu'elle envisage de licenier pour fin juin 2010 au plus tard.
La Deutsche Börse Group va se séparer de 20% de ses cadres, que le groupe allemand justifie par la nécessité de réduire les coûts.
A Luxembourg, les 3 entités Clearstream Services (19 personnes), Clearstream Banking (9) etClearstream International (2) sont concernés.
Actuellement 1.060 personnes travaillent auprès de Clearstream Luxembourg, dont 160 cadres.
Plan social signé auprès de la Commerzbank! (mis en ligne le 19 Février 2010)
Avant l'intégration de la Dresdner Bank dans la Commerzbank prévue pour le 1er avril, les partenaires sociaux ont signé le 18 février un plan social pour 180 collaborateurs au maximum.
La particularité de ce plan social consiste dans le fait que les licenciements vont être prononcés seulement après un délai de 2 ans prévu dans la Convention Collective de Travail (CCT).
Les salariés concernés vont être informés de leur licenciement avant le 31 décembre 2010 et seront dispensés du travail.
Après le délai de 2 ans, les délais de préavis et indemnités prévus par la CCT seront appliqués.
D'autres dispositions complémentaires prévues par le plan social sont l'établissement du profil professionnel individuel, le financement de formation complémentaire ainsi que des indemnités supplémentaires liées à l'ancienneté et aux charges familiales.
Pour l'instant environ 680 personnes travaillent auprès de Commerzbank Luxembourg; les négociations pour le plan social avaient débuté le 3 février.
Programme de stabilité: Le gouvernement doit divulguer immédiatement les mesures d'économie prévues! (mis en ligne le 09 Février 2010)
Selon le programme de stabilité, le gouvernement veut épargner 1,6 milliard d'euros auprès de l'Administration centrale et des transferts sociaux, afin de redresser le déficit des dépenses publiques.
Le gouvernement reste cependant encore silencieux sur les postes exacts touchés par ces mesures.
Plus de détails précis ne seront discutés – à huis clos - que dans le cadre de la tripartite prévue en mars prochain.
L'ALEBA exige la fin de ces cachotteries et la transparence totale – les mesures d'économie envisagées par le gouvernement doivent être divulguées immédiatement!
L'ALEBA a de sérieux soupçons, que le gouvernement a agi ainsi sur instructions de l'UEL, qui avait déjà demandé sans ambiguïtés l'automne dernier d'importantes économies à court terme au détriment des salariés, aussi bien pour les dépenses publiques que pour les prestations sociales (voir le communiqué de presse de l'UEL le 16 octobre 2009).
Cependant, une étude récente de la Chambre des Salariés a souligné à nouveau que les entreprises au Luxemburg figurent au niveau européen parmi celles qui paient le moins de cotisations sociales.En plus, selon le ministre des Finances Luc Frieden, seulement 20% des entreprises au Luxembourg paient des impôts.
Par conséquent, l'ALEBA se voit confortée dans sa conviction qu'il existe plutôt une marge de manœuvre auprès des entreprises et refuse toute réduction des dépenses sociales au détriment des salariés!
180 salariés affectés par un plan social auprès de la Commerzbank à Luxemburg! (mis en ligne le 01 Février 2010)
A la suite de la fusion entre Commerzbank et Dresdner Bank, 180 collaborateurs vont être licenciés au Luxembourg. Les trois entités du Groupe Commerzbank à Luxembourg sont concernées, à savoir Commerzbank International Luxembourg S.A. (CISAL), Commerzbank Aktiengesellschaft, Filiale Luxembourg, ainsi que Dresdner Bank Luxembourg (DBL).
Sur un total de 681 salariés, plus d'un quart sont affectés par les licenciements. Les négociations pour un plan social débuteront mercredi prochain, le 3 février 2010.
Le discours de Marc GLESENER, président de l'ALEBA, à l'occasion de la réception du Nouvel An de l'ALEBA (mis en ligne le 01 Février 2010)
La crise économique et financière se propage!
Ce qui était considéré comme impossible en 2007, s'est révélé vrai en 2008.
La plus forte crise financière depuis les années 30 résultant d'un poker financier spéculatif et excessif.
Cela a conduit à des turbulences et au recul des marchés financiers, à des injections financières de l'Etat, à des restructurations, des délocalisations des services et des fermetures.
Selon nos chiffres officiels, 1500 personnes ont perdu leur emploi depuis 2008 dans le secteur financier, respectivement se trouvent en face d'un licenciement, parce que la société, ou une partie de celle-ci, va fermer.
2009 était l'année de l'impact de la crise sur les salariés du secteur financier, et celui-ci était exceptionnellement dramatique. Une année pleine d'incertitudes et de précarité; pour certains, c'était un fiasco professionnel, lié à une remise en question resp. même à l'effondrement des projets privés et personnels.
Au niveau syndical, c'était une année bien remplie et il était important que l'ALEBA et le patronat aient vite d'accord à accepter une prolongation d'une année de la Convention Collective de Travail.
2010 va devenir l'année des séquelles. Il semble que la situation ne va guère s'améliorer. Plusieurs chantiers sont encore ouverts; ceux qui résultent de la crise, et d'autres encore qui, indépendamment de la crise, ont un impact significatif sur la place financière.
Le secret bancaire par exemple. Et dans ce cas-là le monde politique est dans l'obligation afin de restaurer la réputation du secteur financier luxembourgeois.
En effet, il est erroné d'assimiler le secret bancaire à un paradis des fraudeurs du fisc, de l'argent sale provenant du trafic de drogue et des terroristes, comme l'affirment certains pays voisins. Le secret bancaire signifie discrétion, confidentialité, confiance et droit à la protection des données privées. Le secret bancaire devrait être présenté ainsi et retiré de la ligne de mire des manœuvres de diversion d'hommes politiques étrangers. La mauvaise réputation qui circule aujourd'hui dans le monde et qui a été créée par des hommes politiques envieux, ne correspond pas à l'éthique de la place financière et les salariés des banques ne méritent pas une telle critique superficielle et sans fondement!
Les restructurations continueront, ainsi que les suppressions d'emplois. Parfois justifiées, mais dans la plupart des cas non. Apparemment, l'un ne va pas sans l'autre.
Je ne dois pas vous dire, que l'ambiance dans les entreprises n'est pas la meilleure. La pression monte, accompagnée de la peur de la perte de l'emploi.
Un phénomène qui était autrefois l'exception est devenu de plus en plus une habitude – je parle de l'harcèlement moral! Dans notre dernier numéro de l'ALEBA-Info, nous avons traité de ce sujet. Des salariés sont dénigrés et humiliés d'une manière ciblée jusqu'en essayant à se séparer de telle manière des salariés. Cela est inacceptable et nous allons renforcer la lutte contre cette évolution.
Donc, 2010 promet d'être une année où nous allons probablement obtenir des réponses à des questions sur notre avenir et je vous souhaite tous bonne chance et une bonne santé.
Allocation différentielle: l'ALEBA dénonce le nouveau mode de calcul au détriment des frontaliers français (mis en ligne le 20 Janvier 2010)
Depuis le 1er janvier 2010, la Caisse des allocations familiales française applique un nouveau mode de calcul pour l'allocation différentielle (Adi), c.à.d. la différence entre le montant des allocations familiales luxembourgeoise et celles de la France. Dorénavant, l'ensemble des prestations familiales (à l'exception de l'allocation logement) doivent être prises en compte pour calculer le droit à l'Adi.
Ce nouveau mode de calcul entraînera une perte substantielle de revenu pour certains frontaliers français, surtout pour ceux qui jusqu'à maintenant bénéficiaient de prestations d'accueil du jeune enfant (Paje). Celles-ci, destinées à l'assistance maternelle ou la garde à domicile d'enfants de moins de 3 ans, ne seront plus versées aux salariés frontaliers, mais seront dorénavant prises en compte dans le calcul du différentiel.
L'ALEBA dénonce ce nouveau mode de calcul pour l'allocation différentielle, qui peut entraîner des pertes de revenus de plusieurs centaines d'euros pour les personnes concernées, et interviendra auprès des autorités compétentes pour redresser cette injustice à l'égard des frontaliers et collègues de travail français.
CCT Cetrel 2009-2011 (mis en ligne le 08 Décembre 2009)
Les négociations pour le renouvellement de la CCT auprès de Cetrel se sont avérées particulièrement difficiles. Aucun accord n'avait été trouvé à la table de négociations de sorte que le recours à l'Office National de Conciliation était indiqué. Ce n'est qu'après organisation d'un référendum interne que les parties ont accepté l'avenant suivant qui fut signé le lundi 7 décembre entre Cetrel et les syndycats ALEBA-OGBL et LCGB.
Augmentations pour le personnel barèmisé:
Année 2009: Prime de 240 ¤ (0.6 % d'un salaire moyen estimé à 4 000 ¤)
Année 2010: Augmentation linéaire de 0.5 %
Année 2011: Augmentation linéaire de 0.5 %
Augmentation des échelons + 3 échelons à 0.5 % l'échelon (application dès le 01/01/09)
Traitement des Individual Contributors (Staff) hors barème: Paiement sous forme de prime non récurrente d'un montant compris entre 0 & 0.5 % du salaire en fonction de la performance. (reclassement des Individual Contributors hors barème dans les barèmes, à l'instant où, le salaire retombe dans les échelons)
Middle Manager faisant appel à une attitude responsable vis à vis de l'emploi de leur temps de travail, ils sont dispensés de pointage obligatoire et du respect des plages fixes de l'horaire mobile. Ils ont également la possibilité de pointer sur demande préalable au service RH et un décompte des heures de présence leur seront fournis 2 fois/an.
Instauration d'une commission paritaire, dont les points à traiter reste à être définis, qui aura pour objet de trouver un accord sur les différents sujets, en vue de la négociation de la prochaine CCT.
L'accord porte sur les années 2009, 2010 et 2011
RBC Dexia | Réduction des effectifs (mis en ligne le 04 Décembre 2009)
Plan de Réduction d'Effectifs chez RBC Dexia
Suite à l'annonce faite par RBC Dexia de supprimer de nombreux emplois au Luxembourg pour cause de délocalisation de certaines activités vers l'Asie, des négociations ont été demandées par la direction, fin octobre, afin de parvenir à un Plan de Maintien dans l'Emploi.
La délégation du personnel et les représentants des syndicats LCGB-SESF, OGB-L et ALEBA ont ainsi rencontré la direction à plusieurs reprises.
A l'issue de la réunion du jeudi 3 décembre, la direction a décidé de quitter la table des négociations avec une arrogance non contenue et non sans menacer ouvertement les délégués du personnel présents en leur signifiant qu' « ils se souviendraient longtemps de cette journée ».
Au-delà de cette conception moyenâgeuse du dialogue social, la campagne de désinformation menée par la direction nous oblige à exposer de façon concrète et précise les principaux points de blocage dans le cadre de ce Plan de Maintien dans l'Emploi (PME).
1. La divergence totale de vue quant à la finalité d'un PME
Pour la délégation du personnel et les syndicats, il s'agissait de négocier, pour les salariés, un ensemble de mesures ayant pour finalité le maintien dans un emploi.
Pour la Direction, il s'agissait dès le départ de rencontrer un objectif de suppression pure et simple de 74 postes ciblés. Cette divergence s'est confirmée le 3 décembre lorsque, malgré un accord concernant la mise en œuvre de 10 mesures sur les 11 qui se trouvaient sur la table, la direction a refusé de poursuivre les discussions.
Parmi les mesures sur lesquelles les représentants salariaux avaient marqué leur accord, il y avait :
- La mobilité interne et internationale,
- Deux formes de réductions du temps de travail,
- Trois formes de pauses carrières avec droit de retour,
- La préretraite ajustement et
- Deux formes de départ volontaire (pour jeune entrepreneur et pour formation de reconversion avec nouvel emploi à la clé).
Toutes ces mesures ont un point commun : le maintien dans un emploi et une certaine sécurité pour les salariés. Ces mesures semblaient suffisantes aux représentants du personnel pour permettre à la direction de rencontrer de manière appropriée ses objectifs.
La direction a choisi de quitter la table car la 11ème mesure, « sa » mesure principale, n'était pas acceptable par les représentants salariaux : le départ « volontaire » avec résiliation immédiate du contrat de commun accord avec chèque à l'appui !
En avouant que ces départs volontaires sans aucune assurance risquaient d'être la seule mesure porteuse de succès du Plan de Maintien dans l'Emploi, la direction a bien prouvé que son intention et son objectif étaient diamétralement opposés à ceux des représentants du personnel.
Rappelons que pour les soi-disant « volontaires » en question, ce type de résiliation ne donne aucune sécurité, aucune perspective, ni aucun droit à une quelconque couverture sociale ou indemnité de chômage.
La direction a donc préféré jeter aux oubliettes l'ensemble du PME pour cette unique raison et a entamé une campagne de désinformation complète à l'égard des représentants du personnel et des syndicats afin de leur faire porter la responsabilité de cet échec !
2. La durée du PME
La direction souhaitait un PME d'une durée d'une année mais n'offrait une garantie contre les licenciements économiques que pendant 6 mois.
Les représentants du personnel et les syndicats ont demandé à ce que la durée du plan soit identique à celle des garanties (6 mois) et ont proposé un PME avec introduction des demandes avec réévaluation de la situation au 30 juin 2010. Une nouvelle discussion des mesures existantes, ou de nouvelles mesures, en fonction de la situation aurait lieu après cette période.
Ici aussi, la Direction a refusé cette proposition en la qualifiant de « non-flexible ».
3. L'étendue du PME et l'accès aux mesures
Les représentants salariaux considèrent que le succès d'un PME est lié au fait que les mesures soient ouvertes à l'ensemble des départements de la banque.
La direction se refuse à en faire bénéficier les départements non impactés. Par ailleurs, même pour les départements impactés, toutes les mesures du PME restent liées au bon vouloir de la direction qui se réserve le droit d'accepter ou de rejeter les demandes.
Les représentants du personnel peuvent comprendre que certaines limites soient établies afin d'assurer le bon fonctionnement des services, mais où se trouve finalement le droit de chacun à opter pour les mesures du PME et que recouvre cette notion de volontariat si seuls les « volontaires » qui intéressent la direction peuvent bénéficier des mesures?
4. Le bien-fondé d'un PME ?
Une autre question se pose concernant le bien-fondé d'un tel plan. Actuellement, certains services sont confrontés à une surcharge importe de travail, les heures supplémentaires se multiplient, de nouveaux clients arrivent. De nombreux stagiaires circulent dans la banque. Des demandes de travail à temps partiel sont refusées. Des congés sont reportés. 40 postes sont ouverts en interne et le turn over naturel s'évalue à environ 2% par an (dixit la direction).
Par ailleurs, la situation financière de la banque s'améliore sensiblement par rapport à la situation de fin 2008/début 2009 qui est sans cesse utilisée par la direction pour justifier la nécessité d'un PME.
La Direction reste pourtant figée sur un objectif de 74 postes (soit 5% de l'effectif) sans véritablement le justifier. Les représentant du personnel osent espérer qu'il ne s'agit finalement pas de se débarrasser à bon compte (et en pleine période d'évaluation) de certains employés …
En conclusion, les représentants du personnel et les syndicats LCGB-SESF, OGB-L et ALEBA :
- déplorent le manque de responsabilité sociale de RBC Dexia et condamnent la remise en cause de toutes les mesures positives qui étaient proposées dans le projet de Plan de Maintien dans l'Emploi pour la seule raison qu'une carte blanche n'est pas donnée pour inciter au départ volontaire,- réitèrent leur objectif absolu d'utiliser le PME comme un instrument permettant de déboucher sur une stabilité à long terme pour l'entreprise et d'offrir une sécurité d'emploi et d'existence aux employés.- ont informé le Comité de conjoncture ainsi que les Ministres et autorités compétentes de cette situation déplorable.
Entrevue avec le Ministre du Travail et de l'Emploi (mis en ligne le 23 Novembre 2009)
Emploi et Dialogue Social au centre des préoccupations d'avenir
Une première entrevue entre le nouveau Ministre du Travail et de l'Emploi, M. Nicolas SCHMIT, et l'Exécutif de l'ALEBA a eu lieu le 12 novembre.
Au cours de cette première prise de contact le Ministre a donné un aperçu sur les priorités en matière de travail et de l'emploi.
Le renforcement des structures de l'administration de l'emploi est envisagé à très court terme ainsi qu'une réforme de la politique de l'emploi. Dans ce contexte, les mesures contre le chômage seraient à améliorer tout comme l'efficacité de l'accompagnement des chômeurs.
La responsabilisation du dialogue social dans toute la hiérarchie au sein des entreprises est un autre challenge à aborder.
L'évolution de l'emploi dans le secteur financier et les possibilités légales actuelles pour amortir les effets des restructurations en cours et à venir et les problèmes qui les entourent ont aussi fait l'objet de discussions.
Enfin, il a été convenu d'intensifier les contacts en vue d'une collaboration future saine.
Renouvellement de la convention collective pour le secteur des banques (mis en ligne le 29 Septembre 2009)
Lors de l'Assemblée des Délégués de l'ALEBA du lundi 28 septembre, la proposition du 14 août 2009 visant à prolonger d'une année la convention collective du secteur des banques existante a été acceptée unanimement.
Ainsi, les garanties d'évolution barémiques liées aux avancements automatiques seront appliquées, la prime de conjoncture sera maintenue et adaptée en fonction de l'ancienneté et toutes les autres dispositions resteront d'application.
Avec cette décision de l'ALEBA, la sécurité des employés liés à la convention collective du secteur des banques sera assurée pour l'année 2010.
Réductions d'emplois chez RBC Dexia: du jamais vu! (mis en ligne le 09 Septembre 2009)
L'ALEBA est indignée de constater que les employés de RBC Dexia n'ont été informés qu'à travers la presse de la suppression prévue de 110 emplois, dont 50 par la délocalisation des activités TI vers la Malaisie.
C'est particulièrement scandaleux qu'apparemment il n'y a eu aucune négociation pour un plan d'accompagnement du personnel concerné et que celui-ci n'a que le choix entre changer de métier ou changer de l'employeur.
L'ALEBA exige des détails plus précis sur le sort des personnes touchées par cette mesure.
Afin de clarifier ces aspects et d'autres, l'ALEBA a demandé une réunion avec les dirigeants de RBC Dexia.
Convention collective des employés de banque 2010 : Une année transitoire (mis en ligne le 19 Août 2009)
ABBL, ALEBA, OGB-L et LCGB-SESF vont prolonger d'une année la convention collective 2007-2009
Les délégations de l'ABBL, de l'ALEBA, de l'OGB-L et du LCGB-SESF se sont rencontrées en vue de préparer les négociations sur une nouvelle convention collective de travail des employés de banque.
En raison des incertitudes quant au développement du secteur financier mondial et des menaces qui en découlent sur l'emploi dans le secteur bancaire luxembourgeois, les parties ont convenu de simplement prolonger d'une année les dispositions de l'actuelle convention. Cette prolongation garantirait le paiement des échelons d'ancienneté pour les groupes I et II, l'application de la garantie liée à l'ancienneté pour les groupes III à VI, l'adaptation de la prime de conjoncture à l'ancienneté, ainsi que l'application de la prime d'ancienneté. Par contre, il n'est pas prévu d'augmentation linéaire, de relèvement des barèmes, ni d'octroi d'enveloppe globale. Tous les autres articles resteraient inchangés pour l'année 2010.
Les parties ont convenu cet accord de principe sous réserve de l'approbation définitive de leurs instances de décision. La convention collective 2010 sera signée en octobre 2009 après la dénonciation formelle de celle actuellement en vigueur.
Communiqué de presse commun ALEBA et HVB Luxembourg (mis en ligne le 21 Juillet 2009)
Dans le cadre des licenciements collectifs annoncés par la HVB Banque Luxembourg Société Anonyme, le nombre de licenciements a été diminué de 48 à 42 au cours des négociations menées les deux semaines passées.
Actuellement, la banque emploie 311 collaborateurs. Le point essentiel du plan social est de protéger le personnel concerné par des prestations mensuelles au-delà des délais de préavis convenus.
Des mesures de conseil en compétence ainsi que la formation continue y relative sont payées par la banque, afin de faciliter aux concernés la voie à un nouveau travail.
Nouvelle ligne de bus 114 (mis en ligne le 21 Juillet 2009)
C'est avec grand plaisir que nous avons appris la mise en place d'une nouvelle ligne de bus entre la gare et le P&R Luxembourg Sud : la ligne 114. Cette nouvelle ligne, mise en place début juillet par le RGTR (Régime général des transports routiers), permet de relier rapidement la Gare de Luxembourg (arrêt Walsheim) jusqu'au P&R Sud en passant par Howald.
En plus de desservir le P&R, l'autre intérêt de cette ligne, est, que si vous devez vous rendre à Howald par exemple, vous avez le choix entre la ligne 16 qui dessert de nombreux arrêts et la ligne 114 qui relie la Gare à Howald directement. Vous pourrez ainsi gagner du temps et de la patience, surtout en période scolaire, lorsque "le 16" est rempli d'écoliers.
Il y a lieu de rappeler les interventions régulières (courriers, pétition, lettre ouverte et réclamations régulières) de nos représentants ; Gilbert Beffort pour les salariés de BNP Paribas et Roberto Scolati pour les salariés de la Banque de Luxembourg, interventions ayant finalement portées leurs fruits par la mise en place de ce nouveau dispositif.
Au nom des salariés utilisant régulièrement les transports publics nous tenons à adresser un grand merci au Ministre des Transports et aux bourgmestres de Luxembourg et de Hesperange.
Les revendications de l'ALEBA au futur gouvernement (mis en ligne le 07 Juillet 2009)
Avant les sessions de négociations décisives en vue de la formation d'un nouveau gouvernement, l'ALEBA adresse les revendications suivantes aux délégations CSV et LSAP:
Le rétablissement intégral du mécanisme d'indexation automatique à partir du 1er janvier 2010, sans conditions préalables, restrictions ou plafond.
L'adaptation complète du barème d'impôt.
Une amélioration du droit du travail dans l'intérêt des travailleurs et le refus de la "flexicurité", qui vise une dérégulation totale du droit du travail.
Une protection efficace et une couverture financière immédiate en cas de licenciement et, en particulier, en cas de licenciements collectifs ou de fermetures.
Empêcher le commerce des produits financiers dangereux et opaques et changer la législation actuelle dans ce sens.
S'engager pour une commission de surveillance financière nationale et internationale efficace, dotée des compétences et du pouvoir nécessaires.
En outre, l'ALEBA se défend contre:
Le gel des pensions ou des diminutions des retraites.
Des réductions de salaires des salariés, que ce soit dans la Fonction Publique ou dans le secteur privé.
L'ALEBA rappelle aux deux délégations la présence massive de tous les syndicats à l'occasion de la grande manifestation du 16 mai 2009 contre toute forme de démantèlement social et leur message clair au monde politique.
Assemblée Générale de l'ALEBA confirme nouveau Comité (mis en ligne le 08 Juin 2009)
Lors de l'Assemblée Générale du 4 juin 2009, le nouveau Comité Exécutif ainsi que le Comité d'Administration de l'ALEBA, votés lors de l'Assemblée des délégués du 31 mars 2009, ont été approuvés unanimement.Le composition du Comité Exécutif est la suivante:
GLESENER Marc, Président
HINGER Jean-Claude, 1er Vice-Président
BEFFORT Gilbert, Vice-Président Banques
SCHNEIDER Jean-Marie (Jim), Vice-Président Assurances
HOELTGEN Christian, Secrétaire Général
BACK Alain, Trésorier Général
CONTER Albert, Assesseur
KIHM Arsène, Assesseur
RIES François, Assesseur
SCOLATI Roberto, Assesseur
STEICHEN Gilles, Assesseur
L'Assemblée Générale a aussi approuvé unaniment les nouveaux statuts de l'ALEBA, ayant pour objectif l'adaptation à la nouvelle loi sur les asbl, une lecture facilitée, la mise en place d'un règlement d'ordre intérieur et l'incorporation de tous les mandats acquis lors des élections sociales dans les structures des organes de l'ALEBA.Finalement,l'Assemblée Générale a décidé d'adapter la cotisation syndicale à 9,50¤, entrant en vigueur à partir du 1er juillet 2009. La dernière adaptation date de 2004.
Affaire Landsbanki : L'ALEBA réclame des améliorations rapides de la législation dans l'intérêt des concernés! (mis en ligne le 08 Juin 2009)
Après que la cour d'appel ait à nouveau confirmé la faillite de Landsbanki, l'ALEBA demande des améliorations rapides et efficaces du droit du travail, afin d'éviter de pareils cas dans le futur.Après épuisement des moyens juridiques à sa disposition, il est évident pour l'ALEBA que la législation actuelle est tout à fait insuffisante pour protéger d'une manière efficace les intérêts des salariés licenciés. En décembre dernier, 54 salariés de Landsbanki, sur un total de 104, étaient licenciés et les salariés restants obligés de travailler dans des conditions hors convention collective.
Depuis, une partie du personnel attend toujours son salaire resp. une partie de son salaire.L'ALEBA avait fait appel contre un premier jugement, parce que le tribunal de commerce avait prononcé une mise en liquidation et non pas une faillite.Cela aurait eu pour conséquence, que les licenciements prononcés avec effet immédiat auraient été nuls et non avenus.
Dans ce cas, le licenciement des 54 employés de Landsbanki aurait été illégale, car la législation sur les licenciements collectifs, qui stipule un plan social, n'avait pas été appliquée.La mise à égalité entre faillite et liquidation, effectuée par la Cour d'Appel, a un effet discriminatoire à l'égard des salariés de banques, parce que ceux-ci perdent ainsi non seulement leur emploi mais également leur fortune.
Selon les informations dont l'ALEBA disposait en janvier dernier, Landsbanki aurait disposé à cette époque de plus de 30 millions ¤ de liquidités, immédiatement disponibles, ainsi que d'autres liquidités évaluées entre 50 et 80 millions d'¤, disponibles à court terme. De plus, la banque islandaise continuerait à toucher chaque mois (!) entre 2 et 2,5 millions d'¤ en revenus sur taux d'intérêts.L'ALEBA demande donc que les liquidités disponibles soient utilisées pour payer le personnel ainsi que des indemnités de départ.
Assemblée Générale annuelle de l'ALEBA - Discours du président de l'ALEBA, Marc GLESENER (mis en ligne le 05 Juin 2009)
Dans le secteur financier, l'ALEBA est incontournable
Lors des élections sociales du 12 novembre 2008, l'ALEBA a été confirmée une fois de plus comme le syndicat qui est de loin le plus fort de la place financière, avec plus de 70% des voix.Cette preuve de confiance impressionnante témoigne de la reconnaissance pour le bon travail de l'ALEBA et plus particulièrement de nos délégués dans les différentes entreprises.Elle représente en plus une motivation supplémentaire, afin de continuer à défendre le mieux possible les intérêts de tous les salariés de la place financière.Des grands défis attendent les 750 délégués élus de l'ALEBA ainsi que leurs suppléants, qui sont confrontés - à juste titre - à des grandes attentes.
Les répercussions de la crise financière internationale sur la place financière à Luxembourg demandent un engagement sans faille pour les intérêts des salariés dans tous les secteurs concernés - soit les assurances, les banques ou l'industrie des fonds.En outre, la crise sert de plus en plus comme prétexte, pour augmenter la pression sur les salariés, les harceler ou carrément les licencier sans raison valable. Afin d'empêcher cela, on a besoin des délégués qui ont du cran et qui ont le soutien de l'ALEBA, notamment par ses conseillers.L'ALEBA est d'avis que les 13.000 salariés de l'industrie des fonds ont besoin au plus vite d'une convention collective de travail - la convention collective de travail du secteur bancaire pourrait y servir comme modèle.Rappelons que l'industrie des fonds est la numéro 1 en Europe et la numéro 2 dans le monde, derrière les Etats-Unis. Ici au Luxembourg, elle gère un patrimoine de 1.500 milliards d'¤.Cela représente plus que 160 fois le budget de l'Etat du Luxembourg et plus que 40 fois le PIB du Grand-duché.Il n'y donc aucune - vraiment aucune - raison, pour que ces gens ne puissent bénéficier de la protection et des garanties d'une convention collective de travail, comme le font leurs collègues dans les banques et l'ALEBA s'y engage.
La grande manifestation du 16 mai a montré que tous les syndicats du secteur privé et de la Fonction publique peuvent être solidaires, lorsqu'il s'agit de se défendre ensemble.La lutte contre toute forme de démantèlement social et la solidarité étaient décisives pour la participation active de l'ALEBA à cette manifestation.Le retour intégral à l'indexation automatique des salaires, le NON au gel ou carrément aux réductions des pensions et la sauvegarde des emplois dans le secteur financier sont nos revendications principales.La participation massive des salariés à cette manifestation du 16 mai a été en tout cas un avertissement sérieux au monde politique et au patronat.Nous espérons, que ce message a été entendu.
Même si l'emploi dans le secteur bancaire n'a reculé que légèrement les six derniers mois, il y a eu quand-même plus que 500 licenciements - avec ou sans plan social.Pour cela, la sauvegarde des emplois mais aussi une meilleure protection légale des personnes licenciées est une priorité pour l'ALEBA.Le législateur a une responsabilité, car c'est un scandale qu'à la suite d'un licenciement des gens ne touchent rien ou qu'une petite partie de ce qui leur est dû ... comme c'était le cas p.ex. pour la Landsbanki.L'ALEBA ne permettra pas non plus, qu'on touche à la convention collective de travail du secteur bancaire, sous le prétexte de la crise.Les garanties et automatismes prévus par la convention collective doivent être respectés.Nous y tenons et nous refusons toute détérioration par rapport à la convention actuelle, quelle que soit sa forme.
Ce n'est pas la faute des salariés de la place financière du Luxembourg que 40.000 milliards d'¤ ont été détruits dans le cadre de la crise financière international dans les bourses au niveau mondial, comme l'a démontré la Banque asiatique de développement dans une étude. Ce n'est pas leur faute non plus, que le volume des contrats de produits dérivés - ce sont des produits financiers spéculatifs - a doublé entre fin 2005 et fin 2007 pour s'élever à 600.000 milliards de dollar, c.à.d. environ 420.000 milliards d'¤, comme l'a constaté le Fonds Monétaire International.Seulement 1/40 en avait une réelle contrepartie matérielle ... le reste n'était que du capital purement spéculatif.Ce n'est pas la faute des salariés de la place financière non plus, qu'au Luxembourg des lois ont été votées les dernières années dans la Chambre des Députés, sur demande du patronat bancaire, qui autorisent et même encouragent, aussi au Luxembourg, le commerce des produits financiers dangereux.La semaine passé, un journaliste allemand a affirmé lors d'une émission tv, que la table de roulette du capitalisme casino serait rouverte depuis belle lurette.On peut se poser la question, si cette table de roulette a jamais été fermée ici au Luxembourg ... sinon comment expliquer, que le nombre d'organisme de titrisation, de fonds spéciaux ainsi que de SICARs (Société d'investissement en capital à risque) est aujourd'hui plus élevé qu'avant la crise.Ici au Luxembourg, certains acteurs ont pris d'une manière tout à fait consciente des risques, même des très grands risques, comme cela est démontré par un des responsables d'une société de conseil, qui s'est exprimé en juin 2008 d'une manière enthousiaste dans la revue économique Paperjam, car - comme il le disait - à cause des SICARs et dans une moindre mesure à cause des fonds spéciaux de plus en plus de fonds de la région anglo-saxons finissent par se retrouver au Luxembourg.Pour rappel: le 13 octobre 2008 ... peu de temps après que l'Etat luxembourgeois est intervenu avec une aide de presque 3 milliards d'¤ afin de prévenir l'écroulement de Fortis et de Dexia, la 1re SICAR a été cotée à la Bourse de Luxembourg, après que ses autorités avait donné le feu vert. Ce fonds - Athanor Equities - investit e.a. dans les énergies renouvelables, le tourisme et - ce n'est pas une blague - dans le marché immobilier.
Et cela à un moment, ou tout le monde était au courant des répercussions de la crise immobilière aux Etats-Unis, la crise suprimes.Les divers plans de sauvetage élaborés par les gouvernements ont su éviter l'écroulement incontrôlé du système financier mondial, mais ils ont été néanmoins réalisé dans des conditions pour le moins douteuses.Aux Etats-Unis p.ex. par le ministre des finances de cette époque, Henry Paulson, PDG pendant de nombreuses années auprès de la banque d'investissement américaine Goldman Sachs ainsi que ses experts, eux-aussi anciens collaborateurs de la même banque. Il faut savoir que Goldman Sachs était un concurrent principal de Lehman Brothers, qui - comme vous le savez - n'était pas retenue pour ce «plan de sauvetage» !En Allemagne un cercle secret s'est donné à cette tâche ... parmi eux le président du patronat bancaire allemand, le chef de Commerzbank, le chef financier d'Allianz et le chef de la Deutsche Bank, Josef Ackermann.Cela était divulgué par le quotidien allemand « Frankfurter Rundschau » le 13 octobre 2008.Justement le genre de responsables de la crise, qui devraient supporter eux-mêmes les conséquences de celle-ci et non pas les salariés, ni à la place financière du Luxembourg, ni ailleurs, ni dans d'autres secteurs économiques.L'ALEBA ne va donc pas tolérer des tentatives pour donner la faute, ou au moins une partie de la faute, aux salariés du secteur financier pour la crise actuelle, tandis que les vrais responsables s'en tirent impunément.Un soi-disant expert de la société de conseil McKinsey - donc une société qui dit aux autres où et comment licencier du personnel - avait affirmé, il y a un peu plus de 6 mois ici au Luxembourg, que la productivité et la performance des salariés bancaires seraient plus basses que dans les autres secteurs économiques.Quel toupet; car il a été déjà démontré, que la productivité des salariés au Luxembourg - tous les secteurs économiques confondus - est la plus élevée de toute l'Europe - donc aussi et avant tout dans le secteur financier.EUROSTAT, le service statistique de la Commission Européenne, a découvert p.ex. que la productivité des salariés au Luxembourg, devance - de loin - celle des autres pays européens.Cela signifie 40% de productivité de plus par rapport aux salariés en Belgique, devant ceux des Pays-Bas, de la France et de l'Allemagne.Sans la productivité élevée des salariés bancaires le résultat de rêve des banques réalisé en 2006 n'aurait jamais pu se réaliser.Par contre, ce résultat de rêve n'a été réparti qu'aux seuls dirigeants et actionnaires ... tandis que le personnel, sans lequel aucun résultat et surtout aucun résultat de rêve ne puisse se réaliser, n'a reçu à l'époque, que quelques miettes du grand gâteau.Par conséquent, il n'est pas question pour l'ALEBA, que les salariés de la place financière devraient payer les pots cassés et les pertes massives causés par d'autres.
Ainsi nous continuons à être contre toute forme de démantèlement social ... avant tout ce qui touche à la convention collective de travail; donc aussi bien les salaires, les conditions de travail ou autres prestations et garanties.
L'ALEBA refuse aussi toute forme de détériorations au niveau des pensions ainsi que les projets, qui refusent tout allégement fiscal pour les salariés les prochaines années à venir.Dans ce contexte, nous nous opposons aussi à un index plafonné, qui exclurait une large partie du salariat de l'adaptation automatique des salaires.
Nos revendications principales pour le futur sont donc évidentes:Sauvegarder l'emploi et les acquis de tous les salariés de la place financière - dans le secteur des assurances, dans les banques et dans l'industrie des fonds - ainsi qu'une meilleure protection légale des salariés.Pour nous la manipulation actuelle de l'index n'est pas du tout une «bénédiction pour le pays», comme l'ABBL l'avait dit à l'époque et qui a permis au patronat bancaire d'épargner, pour les seules années 2006 et 2007, environ 33 millions d'¤. Par conséquent, le retour intégral à l'index automatique reste une de nos priorités.Nous continuons à lutter pour le maintien des acquis sociaux, c'est notre raison d'être, et pour cela la solidarité est importante pour nous !
Manifestation du 16 mai, une grande réussite! (mis en ligne le 19 Mai 2009)
Discours de Marc GLESENER, président de l'ALEBA (traduction française)
Chers collègues,
40.000 milliards d'euros ... c'est l'équivalent de tous les biens et services produits dans le monde pendant une année.
40.000 milliards d'euros ... c'est aussi la somme inimaginable détruite jusqu'à ce jour dans le cadre de la crise financière internationale dans les bourses au niveau mondial.
On ne peut guère illustrer d'une manière plus éloquente les dimensions de la crise économique et financière actuelle.
Le déclencheur de la crise se trouve certes aux Etats-Unis, mais le monde politique et économique au luxembourg porte lui aussi sa part de responsabilité quant à la dimension de la crise dans ce pays.
Car la chambre des députés ici tout près a voté ces dernières années toutes les lois qui ont permis le commerce à grande échelle avec les produits financiers à risque dans ce pays.
On souhaiterait que le gouvernement soit aussi rapide pour faire voter des lois dans l'intérêt des salariés qu'elle la été - sur demande du patronat bancaire - avec les lois sur la titrisation, les fonds d'investissements spécialisés et les SICAR (les sociétés d'investissements en capital à risque).
Vous vous rappelez peut-être encore l'automne dernier, lorsque le monde politique et le patronat bancaire nous avaient jurés leurs grands dieux qu'ils avaient tiré la leçon de la crise et que maintenant ce serait fini avec le commerce des produits financiers à risque.
Et bien, les chiffres les démentent et aujourd'hui il y a sur notre place financière plus de SICAR et d'organismes de titrisation qu'avant la crise.
Des soi-disant experts, tel que le député et ancien directeur de l'ABBL a même revendiqué l'extension de la titrisation.
Je ne peux constater, même avec la meilleure des volontés, aucun changement d'attitude ... bien au contraire.
Les experts autoproclamés et les responsables du monde économique et politique sont en train de naviguer dans le brouillard, comme cela a été constaté il y a quelques mois lors d'une table ronde en présence du ministre de l'économie, du directeur actuel de l'ABBL et du président de la Banque Centrale.
Non j'ai la ferme impression ... qu'ils conduisent la voiture, dans laquelle nous nous trouvons tous, sans phares anti brouillard et cela en dévalant une pente avec des freins défectueux...
Chers collègues,
Les salariés du secteur financier se préoccupent de leur poste de travail.
Depuis fin septembre 2008, l'emploi global dans le secteur financier diminue ... sur les douze derniers mois il y eu plus de 500 licenciements.
Par des décisions au niveau du groupe, comme p.ex. chez la banque allemande West LB, qui va fermer son site au Luxembourg, 115 personnes supplémentaires risquent de perdre leur emploi.
Ou encore chez UBS, où 50 à 80 emplois sont en danger imminent.
Souvent le dialogue social est bafoué, en oubliant tout respect mutuel ainsi que toute valeur morale. Soit de la part du patronat irresponsable, soit de la part des conseillers, qui n'ont aucun rapport, ni avec les salariés, ni avec la société, comme p.ex. chez Templeton, où un environnement juridique inadmissible a été créé en défaveur des salariés.
C'est franchement scandaleux, qu'ici au Luxembourg des personnes soient mises à la porte et ne touchent aucun sous pendant des mois, comme p.ex. à la Landsbanki.
Ici, le monde politique doit prendre aussi ses responsabilités et protéger les gens au niveau légal, pour que de pareilles situations ne se reproduisent plus.
Ce problème est d'ailleurs connu depuis des années au Luxembourg, aussi dans d'autres secteurs économiques.
Et comme je l'ai dit tout à l'heure, on souhaiterait vraiment que le monde politique réagisse aussi vite que quand il s'agissait de satisfaire les plus petits désirs du patronat.
La crise est un bon prétexte pour effectuer des licenciements et procéder au démantèlement social, déjà prévus depuis un certain temps, ainsi que de remettre en question des acquis qui sont fermement ancrés sur la place financière depuis des années.
Cela vaut aussi surtout pour la Convention Collective de Travail.
La pression envers les gens augmente, le harcèlement moral aussi, lorsque les personnes sont harcelées systématiquement, avec l'objectif de leur faire quitter l'entreprise.
Ou les gens sont convoqués chez le chef du personnel pour des fautes pas vraiment graves ou ils sont même carrément mis à la porte.
L'ALEBA ne va en aucun cas tolérer ce genre de "Gestion du Personnel", si l'on peut appeler ça ainsi, qui s'appuie sur la pression et sur l'intimidation.
Cher collègues,
Maintenir les emplois dans des conditions saines - c'est notre priorité.
Nous exigeons que le chômage partiel, partout où il est appliqué, soit rémunéré à 100%.
On ne doit pas toucher aux salaires, ni à ceux qui commencent à travailler, ni aux autres - ni dans la fonction publique ni dans le secteur privé.
Le mécanisme d'indexation automatique doit être réintroduit intégralement, sans conditions.
L'ALEBA l'a toujours réclamé et n'était d'ailleurs à aucun moment d'accord avec sa manipulation actuelle.
Nous ne sommes pas d'accord non plus avec les projets qui consistent à écarter des allègements fiscaux et les augmentations des pensions pour les prochaines années et qui envisagent même des réductions des retraites, comme l'a sous-entendu récemment le Premier ministre de sa déclaration sur l'Etat de la Nation.
Nous nous opposons à ce que la crise soit résolue aux dépens de salariés, tandis que les entreprises, qui ont encaissé des grands bénéfices pendant des années, reçoivent des cadeaux supplémentaires.
Nous savons ce que le patronat veut.
L'UEL, l'Union des Entreprises Luxembourgeoises, veut que la manipulation de l'index continue et de préférence que l'adaptation automatique des salaires soit abolie.
Elle veut une forte réduction du temps de travail, sans compensation salariale bien entendu, et ainsi des fortes pertes de salaires pour les salariés.
Le patronat veut réduire les salaires en général et des réductions dans la sécurité sociale - ce qu'il appelle une "politique sociale sélective".
Cela signifie pour les salariés rien d'autre que des coupes supplémentaires dans l'allocation de maladie, le chômage, les pensions, l'allocation familiale, et ainsi de suite.
Voilà, chers collègues, les revendications du patronat à l'adresse du gouvernement.
C'est en fait de cela qu'il s'agit, quand le patronat parle en toute innocence de "réformes structurelles".Nous nous opposons fermement à ces revendications et nous allons le faire aussi dans le futur.
Nous y sommes capables, si nous continuons à maintenir la solidarité, que nous avons démontrée aujourd'hui!
Tous à la manifestation du 16 mai! (mis en ligne le 14 Mai 2009)
L'ALEBA participera activement à la manifestation du samedi prochain à Luxembourg-Ville contre toute forme de démantèlement social.
Pour donner un signal fort envers le monde politique et patronal, une forte mobilisation de tous les salariés est indispensable.
L'ALEBA compte sur TA participation pour faire entendre la voix des employés de la place financière!
Venez TOUS nous rejoindre le 16 mai pour protéger les acquis sociaux et pour dire NON à toute forme de démantèlement social!
* Pour nos emplois!
* Pour notre pouvoir d'achat!
* Pour notre sécurité sociale!
* Ne touchez pas à l'index, nos salaires, nos pensions!
Rassemblement pour l'ALEBA: rue de Reims (voir plan) à 15h15.
Parcours de la manifestation: Rue de Reims - avenue de la Liberté - boulevard Roosevelt - Gëlle Fra
Echec des négociations pour le renouvellement de la convention collective des salariés de Cetrel S.A. (mis en ligne le 07 Mai 2009)
Lors de la réunion du 5 mai 2009, la direction de Cetrel S.A. a de nouveau affiché une absence de volonté d'aboutir dans les négociations.
Depuis le début des négociations, la direction veut introduire un système de rémunération opaque, basé sur la seule performance individuelle.
- Pour les salariés qui n'ont pas atteint le salaire maximum du barème, les syndicats ont pu maintenir le système garantissant une évolution minimale au travers d'échelons d'ancienneté. Par contre, la direction utilise la crise et les craintes qu'elle suscite pour refuser toute augmentation linéaire des salaires (malgré un résultat de l'entreprise en 2008 supérieur à celui de 2007) et tente de démanteler les acquis de la convention collective.
- Pour les salariés barémisés, mais dont le salaire dépasse le seuil fixé par la convention collective, la direction veut introduire un nouveau système de rémunération à la tête du client et ne se basant sur aucun élément objectif et contrôlable.De plus la direction s'oppose à ce que ce nouveau système intègre la convention collective, alors que les salariés concernés tombent clairement sous le champ d'application de la convention collective. Pour parvenir à ses fins, la direction n'a pas hésité à convoquer ces salariés individuellement et leur a fait signer des avenants à leurs contrats de travail. S'y ajoute encore, que ces salariés échappent à tout contrôle en matière de temps de travail, étant donné que le nouveau système les dispense de tout pointage. Ces personnes n'étant pas des cadres supérieurs, le nouveau système permet ainsi à la direction de ne plus rémunérer la masse énorme d'heures supplémentaires qu'elles effectuent.
Face à une demande de flexibilité totale, une absence d'augmentation salariale collective et à l'introduction d'un système de rémunération totalement arbitraire, les syndicats OGBL/SBA , ALEBA et LCGB-SESF n'ont pu que constater l'échec des négociations et vont saisir l'Office National de Conciliation.
Communiqué par le Syndicat Banques et Assurances de l'OGBL,
le LCGBSESF et l'ALEBA le 7 mai 2009
Secteur des assurances: Accord de principe (mis en ligne le 05 Mai 2009)
En date du 4 mai 2009 les partenaires sociaux ont en principe pu se mettre d'accord sur le contenu d'une nouvelle Convention Collective des salariés d'assurance portant sur les années 2009, 2010 et 2011.
La nouvelle convention collective prévoit les améliorations et augmentations salariales suivantes :
- augmentation annuelle des traitements correspondant à une enveloppe globale de 1% pour chacune des années 2009, 2010 et 2011. Cette enveloppe se décompose d'une partie correspondant aux échelons d'ancienneté et de formation et le solde est réservé aux augmentations basées sur la performance;
- augmentation annuelle linéaire individuelle des traitements de base de 0,3% en 2010 et de 0,5% en 2011;
- pour les nouveaux engagés, relèvement des traitements de départ de 0,3% en 2010 et 0,5% en 2011;
- paiement annuel d'une prime de conjoncture sur base de la grille 2008, à savoir 90% en 2009, 100% en 2010 et 110% en 2011, tout en tenant compte de l'ancienneté;
- octroi de 4 heures de repos supplémentaires en 2009 pour chaque salarié tombant dans le champ d'application de la Convention Collective;
- mise en place de mesures en faveur du maintien de l'emploi.
Contre le démantèlement social (mis en ligne le 23 Avril 2009)
Concertation syndicale
7 syndicats forment un front syndical uni pour le 16 mai
Les responsables de 7 syndicats se sont réunis le 22 avril afin de se concerter en vue de la grande manifestation du 16 mai 2009. Initiée par l'OGBL, la manifestation de tous les salariés et pensionnés contre le démantèlement social et pour l'emploi dans le contexte de la crise économique actuelle a été largement approuvée par les syndicats luxembourgeois. Les responsables de l'OGBL, du LCGB, de la CGFP, de l'ALEBA, de la FNCTTFEL, du SYPROLUX et de la FGFC se sont réunis le 22 avril pour s'échanger sur les détails pratiques de la manifestation du 16 mai.
Les syndicats se sont mis d'accord sur les sujets principaux suivants:
- Ensemble contre toute forme de démantèlement social;
- Pour la sécurisation de nos emplois et pour des perspectives d'avenir de nos jeunes sur le marché du travail;
- Pour nos salaires et notre pouvoir d'achat;
- Pour le maintien intégral du système d'indexation automatique;
- Pour le maintien de notre sécurité sociale et de ses prestations.
Tous les dirigeants syndicaux présents ont souligné que cette initiative est une manifestation syndicale qui sert exclusivement à défendre les intérêts des salariés, des futurs salariés ainsi que des pensionnés et retraités. Les syndicats ne toléreront pas que cette manifestation soit récupérée par les partis politiques à des fins électorales. Toutes les personnes qui se sentent concernées par les thèmes retenus sont appelées à participer à la manifestation du 16 mai.
Le rassemblement a lieu à Luxembourg-ville, Place de la Gare, à 15h15.
Communiqué par les syndicats OGBL, LCGB, CGFP, ALEBA, FGFC, FNCTTFEL et SYPROLUXle 23 avril 2009
Etat de la Nation (mis en ligne le 22 Avril 2009)
Déclarations contradictoires!
Le discours sur l'Etat de la Nation présenté hier par le Premier ministre Jean-Claude Juncker se caractérise par un certain nombre de contradictions.
Ainsi, les prévisions d'une faible inflation permettraient le retour à l'index automatique. Que se passe-t-il au cas où l'inflation augmente de nouveau? Dans ce cas-là, est-ce que la manipulation de l'index sera maintenu resp. sera-t-elle réintroduite ultérieurement ?
Le démantèlement social comme réponse à la crise actuelle est exclu; voilà un autre message de la déclaration gouvernementale.
Toutefois, les allégements fiscaux pour les 2 – 2,5 années à venir sont exclus, de même que des augmentations des pensions et des retraites les 5 prochaines années. Jean-Claude Juncker n'a même pas exclu des diminutions des pensions, en se référant au «Rentendësch»!
Les explications sur le chômage sont – une fois de plus – décevantes. En période de crise cela pèse d'autant plus difficile et on aurait souhaité enfin des concepts efficaces pour lutter contre le chômage.
L'ALEBA se félicite des déclarations du Premier ministre sur la place financière; mais aurait souhaité que celles-ci soient exposées avec la clarté nécessaire devant les instances internationales. À cet égard, ses bonnes relations internationales auraient pu être utilisées.
Manifestation du 16 mai | L'ALEBA participe (mis en ligne le 15 Avril 2009)
L'ALEBA participe à la manifestation contre le démantèlement social
Le comité exécutif de l'ALEBA a décidé aujourd'hui de participer à la manifestation du 16 mai prochain à Luxembourg-Ville.
L'ALEBA démontre sa solidarité dans la crise actuelle et contribue par conséquent à l'organisation d'un large front syndical regroupant les salariés de tous les secteurs économiques afin de protester contre toute forme de démantèlement social.
Des questions de détail concernant le déroulement de la manifestation du 16 mai doivent cependant encore être clarifiées avec l'OGBL.
L'ALEBA insiste sur le fait, que cette manifestation ne devrait en aucun cas être détournée à des fins de propagande électorale.
Communiqué par l'ALEBA le 15 avril 2009
Assemblée des Délégués du 31 mars (mis en ligne le 01 Avril 2009)
L'Assemblée des Délégués de l'ALEBA a voté un nouveau Comité
Par 98% des votes, l'Assemblée des Délégués de l'ALEBA du 31 mars 2009 a confirmé son président Marc GLESENER dans ses fonctions. Sur proposition du président, les mandats suivants du Comité Exécutif ont été approuvés unanimement:
HINGER Jean-Claude, 1er Vice-Président
BEFFORT Gilbert, Vice-Président Banques
SCHNEIDER Jean-Marie, dit Jim, Vice-Président Assurances
HOELTGEN Christian, Secrétaire Général
BACK Alain, Trésorier Général
CONTER Albert, Assesseur
KIHM Arsène, Assesseur
RIES François, Assesseur
SCOLATI Roberto, Assesseur
STEICHEN Gilles, Assesseur
L'Assemblée des Délégués a aussi approuvé les 34 candidats du Comité d'Administration.
Celui-ci a été chargé par résolution d'envisager, jusqu'à l'Assemblée Générale du 4 juin 2009, de faire une analyse du budget de l'ALEBA et d'envisager un possible renforcement des structures. En plus, la lisibilité des statuts devrait être améliorée et complétée par un règlement d'ordre interne.
Landsbanki: Une affaire d'une moralité douteuse (mis en ligne le 30 Janvier 2009)
Le 12 décembre 2008, le Tribunal de Commerce de Luxembourg a prononcé la dissolution et la liquidation de la LANDSBANKI Luxembourg S.A. et nommé deux liquidateurs, Monsieur Fränz PROST, partner de DELOITTE et Maître Yvette HAMILIUS.
Le même jour, les liquidateurs ont informé l'ensemble du personnel que dans le cadre d'une mesure de restructuration, ils devraient procéder à certains licenciements et qu'à cette fin, un plan social serait élaboré.
Le 15 décembre 2008 les liquidateurs ont informé que suite à l'avis de leurs avocats, la LANDSBANKI Luxembourg S.A. ne serait pas en liquidation, mais serait effectivement en faillite et qu'ainsi, conformément à l'article L.125-1 (1) du Code du Travail, tous les contrats de travail seraient terminés de plein droit.
L'ALEBA a contesté énergiquement cette façon de procéder et a entrepris plusieurs mesures, notamment l'ALEBA a introduit les plaintes pour les personnes particulièrement protégées, c.à.d. 9 délégués du personnel, une femme enceinte et trois personnes bénéficiant du congé parental, devant le Président du Tribunal du Travail qui devrait constater que les contrats de travail sont maintenus, alors qu'il n'y a pas de faillite, mais liquidation de la société.
Le résultat de ces procès entraînera d'importantes conséquences favorables pour l'ensemble du personnel pour le cas où l'ALEBA obtiendrait gain de cause.
Suite aux contestations de l'ALEBA, les liquidateurs ont invité les délégués du personnel et l'ALEBA en tant que conseiller, à négocier un arrangement qui vaudrait à titre subsidiaire pour le cas où la faillite ne serait pas maintenue.
Malheureusement, les propositions des liquidateurs dans le cadre de ces négociations étaient désastreusement faibles. En effet, ces liquidateurs n'ont pas voulu reconnaître aux employés l'application de la convention collective et n'ont pas reconnu le principe que les licenciements éventuels dans le cadre du plan proposé pourraient être prononcés uniquement après la signature d'un plan social.
En conséquence, l'ALEBA n'a pas pu accepter le projet proposé.
L'ALEBA a donc dû constater dans un procès-verbal de non-accord que les liquidateurs n'avaient en réalité pas fait de propositions sérieuses et concrètes pour un plan social.
Les liquidateurs ont alors transmis ce procès-verbal de désaccord à l'Office National de Conciliation (ONC) qui est un organisme ministériel avec quatre assesseurs salariés, et quatre assesseurs patronaux présidé par un haut fonctionnaire nommé par le Ministre du Travail.
Cependant, les délégués de l'ONC ont constaté que les négociations du plan social ont été entamées alors que les employés avaient été déjà licenciés par les liquidateurs au 15 décembre 2008. La loi, par contre, dispose que, le plan social doit être négocié avant de procéder aux licenciements. Pour cette raison l'ONC a déclaré être incompétente en la matière.
L'ALEBA a défendu cette théorie de l'incompétence, alors que les employés de la LANDSBANKI n'avaient rien à gagner au cas où le Tribunal statuerait qu'il n'y a pas de faillite, mais au contraire, auraient tout perdu, compte tenu de la faiblesse des propositions des liquidateurs.
En ce qui concerne les premiers résultats escomptés sur les quatorze licenciements de personnes spécialement protégées par la loi, ces procès ont été plaidés devant le Président du Tribunal de Travail le 27 janvier 2009 et un jugement est à attendre pour le 10 février.
Au cas où l'ALEBA obtiendrait gain de cause, il y aura obligation de négocier un plan social qui sera largement plus favorable pour les employés que l'état de faillite et tiendra notamment compte de la convention collective et des autres avantages du contrat de travail.
CCT ASSURANCES | COMMUNIQUE DE PRESSE (mis en ligne le 29 Janvier 2009)
Les 3 syndicats ALEBA, LCGB-Sesf, OGBL-Sba ont eu une 3e réunion de négociation avec l'ACA (Association des Compagnies d'Assurances) pour le renouvellement de la Convention Collective des employés d'Assurance.
L'ACA, après avoir fait un tour sur la situation économique en générale, est revenue sur certains points de leurs proposition initiale et a insisté sur l'application d'un nouveau modèle de calcul de la prime de juin.
La proposition actuelle de l'ACA représente encore toujours pour le salarié du secteur des Assurances une diminution de ses revenus.
Une prochaine réunion aura lieu le 17 février 2009.
Communiqué par l'ALEBA le 16 janvier 2009
LANDSBANKI LUXEMBOURG SA | COMMUNIQUE DE PRESSE (mis en ligne le 28 Janvier 2009)
Par jugement du 8 octobre 2008, le Tribunal de Commerce de Luxembourg a, en conformité de l'article 60-2 et suivants de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier, admis le bénéfice de la procédure du sursis à paiement pour une durée maximale de six mois.
Par jugement du 12 décembre 2008, le Tribunal de Commerce, sur avis de l'administrateur judiciaire, a prononcé la dissolution et la liquidation de l'établissement de crédit LANDSBANKI LUXEMBOURG SA.
Le Tribunal a décidé que la liquidation de la LANDSBANKI LUXEMBOURG SA se fera en conformité avec l'article 61 alinéa 1 à 5 de la loi modifiée du 5 avril 1993 sur la surveillance du secteur financier, plusieurs articles de la loi sur les sociétés commerciales, ainsi que différents articles du Code de Commerce relatifs au titre de la faillite, énumérés dans son jugement.
Le même jour, les administrateurs judiciaires ont informé le personnel de la LANDSBANKI de la nouvelle situation et qu'il y aurait établissement d'un plan social relatif aux personnes qui risqueraient d'être licenciées.
Le lundi, 15 décembre 2008, les liquidateurs ont informé le personnel que la situation juridique était différente, que la LANDSBANKI serait en état de faillite et qu'en conséquence, il n'y aurait pas de plan social et comme la LANDSBANKI serait en état de faillite, tous les contrats de travail seraientterminés de droit avec effet à la date du jugement, càd. le 12 décembre 2008.
L'ALEBA et ses avocats sont d'un avis contraire, alors que l'article 125-1 du Code de Travail prévoit que le contrat de travail est résilié avec effet immédiat seulement en cas de cessation des affaires par suite de décès, d'incapacité physique ou de déclaration en état de faillite de l'employeur.
Or, la LANDSBANKI se trouve en liquidation judiciaire et n'a pas été déclarée en état de faillite.
D'autre part, la loi sur le secteur financier prévoit certes dans l'article 61 alinéa 7 que le Tribunal peut rendre applicable dans la mesure qu'il détermine les règles régissant la faillite.
Cependant, le Tribunal de Commerce n'a retenu que certains articles relatifs à la loi sur les faillites, mais n'a notamment pas fait mention de l'article 125-1 du Code de Travail qui est lui aussi d'ordre public.
D'autre part, les liquidateurs ont présenté à certains employés qui seront maintenus dans la LANDSBANKI en liquidation un nouveau contrat de travail annulant toutes les anciennetés et autres avantages sociaux, ce qui est également contraire aux dispositions impératives de la législation sur le travail.
L'ALEBA, avec ses avocats, soutient l'ensemble des employés qui en font la demande pour obtenir du Tribunal du Travail l'annulation des résiliations avec effet immédiat des contrats de travail existants et le maintien des droits des salariés dans le cadre de la législation luxembourgeoise sur le travail.
Communiqué par l’ALEBA le 17 décembre 2008
L'ALEBA reste de loin le syndicat le plus important du secteur financier! (mis en ligne le 18 Novembre 2008)
Lors des élections sociales du 12 novembre 2008, les candidats de l'ALEBA ont été confirmés d'une manière impressionnante et ont obtenu environ 70% des voix!
Dans le secteur des assurances, les candidats de l'ALEBA ont reçu 80% des voix, dans les banques 70% et dans le secteur connexe 60% des voix.
L'ALEBA reste ainsi de loin le syndicat le plus important du secteur financier! Une preuve de confiance impressionnante et un encouragement supplémentaire de continuer à défendre le mieux possible les intérêts de tous les salariés du secteur financier.
Un grand Merci à tous les candidats et aux nombreux collaborateurs pour leur engagement infatigable ainsi qu'aux électeurs pour avoir soutenu considérablement les candidats de l'ALEBA!
Plan Social auprès de la WestLB (mis en ligne le 31 Octobre 2008)
Les négociations pour l'établissement d'un plan social auprès de la WestLB ont abouti à un accord. L'accord vient d'être ratifié mardi dernier par le personnel de la banque.
La compression des activités économiques au sein du groupe se traduit par la réduction de l'activité de corporate et de l'investment banking. 27 employés auprès de la succursale luxembourgeoise sont touchés par cette réorganisation économique.
Le volet financier du plan social est rassurant pour les concernés pendant le temps de recherche d'un nouvel emploi. Des indemnités calculées suivant l'ancienneté ainsi que des indemnités complémentaires selon l'âge et la composition du ménage sont prévues.
En outre, des mesures d'outplacement et de formation permettant aux concernés de réintégrer au plus vite une nouvelle occupation professionnelle.
Le plan social fut négocié dans le respect du dialogue social entre la direction d'une part et les représentants du personnel de l'ALEBA et l'ALEBA d'autre part.
Communiqué par l'ALEBA le 31 octobre 2008
Elections sociales | Plus de 1.000 candidats (mis en ligne le 30 Octobre 2008)
L'ALEBA s'engage avec plus de 1.000 candidats dans les élections sociales !
Plus de 1.000 candidats se présentent sur la liste de l'ALEBA pour les élections des délégations du personnel le 12 novembre prochain.
Ce sont 300 candidats de plus qu'il ya 5 ans.
Cette nette augmentation est la preuve de la confiance des employés du secteur financier dans l'action syndicale constructive de l'ALEBA !
Celle-ci se voit également confirmée dans sa position concernant la signature de la dernière convention collective et dans sa politique conséquente et cohérente face à la manipulation de l'index.
L'ALEBA remercie chaleureusement tous ses candidats pour la grande confiance qu'ils ont témoignée à son égard et considère cela comme une incitation supplémentaire pour son engagement dans l'intérêt de tous les travailleurs du secteur financier.
BGL-BNP Paribas (mis en ligne le 10 Octobre 2008)
Communiqué
En corrélation avec la section ALEBA-BNP Paribas, la section ALEBA-BGL vient d'adresser en date du 8 octobre le courrier suivant à la direction de BNP Paribas :
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Général,
Compte tenu des dernières évolutions dans le cadre du sauvetage du groupe Fortis, le syndicat ALEBA (Association Luxembourgeoise des Employés de Banque et d'Assurance) salue les promesses de maintien de l'emploi annoncées dans le cadre de la reprise de FORTIS par le groupe BNP Paribas.
Néanmoins et dans le souci de protéger financièrement les employé(e)s et retraité(e)s en possession d'actions de l'ancienne Banque Fortis, l'ALEBA propose de leur permettre d'apporter, moyennant une décote, leurs actions dans BNP Paribas lors de l'augmentation de capital.
Cette mesure ne pourrait que renforcer les liens entre les nouveaux partenaires et favoriser l'intégration future.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments très distingués.
Copie en a été adressée à M. Carlo THILL, Président du Comité de Direction BGL-BNP Paribas Luxembourg
Communiqué par l'ALEBA le 10 octobre 2008
FORTIS | DEXIA (mis en ligne le 01 Octobre 2008)
L'ALEBA se félicite des récentes actions de l'État luxembourgeois pour aider les deux groupes bancaires en difficulté, Fortis resp. Dexia.
Avec un total de près de 2,9 milliards d'euros, l'Etat luxembourgeois va donc prendre des participations dans les filiales au Luxembourg.
Ainsi, un pas important en vue de la sauvegarde des emplois a été effectué.
L'ALEBA marque son entière solidarité avec les employés de Fortis et de Dexia et exige des mesures concrètes comme des évaluations («ratings») plus strictes, des contrôles plus efficaces et plus de transparence afin d'éviter que l'économie - mais surtout les employés de banque – soient à l'avenir de nouveau les victimes de spéculateurs sans scrupules. A ce sujet, la CSSF et l'ABBL sont dans la responsabilité!
Cet effort financier correspond tout de même à un tiers du budget de l'Etat luxembourgeois, ou à 5.000 € par habitant resp. trois fois le montant du paquet de sauvetage du gouvernement américain refusé lundi dernier.
Compte tenu de ces éléments, les questions suivantes se posent:
Qu'en est-il du risque de l'Etat luxembourgeois concernant l'aide financière à la Fortis et à la Dexia, et est-ce que les garanties sont suffisantes?
Si à l'avenir d'autres actions de sauvetage s'avéraient nécessaires - sur base de quels critères seraient-elles effectués?
Dans ce contexte, l'ALEBA aura une réunion avec l'ABBL cet après-midi.
Communiqué par l'ALEBA le 1er octobre 2008
Sella Bank: Position inacceptable de la direction! (mis en ligne le 01 Octobre 2008)
Les négociations concernant l'établissement d'un plan social auprès de Sella Bank Luxembourg S.A. sont dans l'impasse.
A noter que Sella Bank veut licencier 45 personnes sur un effectif de 80personnes.
En effet, le retour à la table de négociations ordonné par le conciliateur n'apas abouti à cause de la position intransigeante et inacceptable del'employeur; notamment le refus de protéger davantage les employéssusceptibles de risquer le chômage.
L'ALEBA et le personnel sont prêts à des actions syndicales afin d'assurer qu'un plan social équitable soit établi pour tout le personnel!
Nouveau rendez-vous devant le conciliateur, le 30 septembre 2008.
Communiqué par l'ALEBA le 29 septembre 2008
Elections sociales | Numéro de liste (mis en ligne le 22 Août 2008)
Le numéro de liste 5 vient d'être attribué à l'ALEBA.
Date des élections sociales (mis en ligne le 12 Août 2008)
La date du 12 novembre 2008 a été confirmée pour les élections sociales.Le présent arrêté à été publié au Mémorial B N° 62 du 11 août 2008 :
Arrêté ministériel du 31 juillet 2008 fixant la date pour le renouvellementdes délégations du personnel pour la période de 2008 à 2013.
Le Ministre du Travail et de l'Emploi,
Vu l'article L.413-2 paragraphe (2) du Code du Travail;Après avoir consulté les organisations professionnelles des employeurs et des travailleurs;
Arrête:
Art. 1er. Le jour du scrutin pour la désignation des délégations principales d'établissement et des délégations des jeunes travailleurs est fixé au 12 novembre 2008.
Art. 2. Dans les établissements où l'organisation du travail ne permet pas le déroulement du scrutin dans la journée du 12 novembre 2008, le scrutin pourra débuter le 10 novembre 2008 au plus tôt. Dans le cas où le chef d'établissement fait usage des dispositions du présent article, la clôture et le dépouillement du scrutin doivent se faire le 12 novembre 2008.
Art. 3. Le présent arrêté sera publié au Mémorial.
Luxembourg, le 31 juillet 2008.
Le Ministre du Travail et de l'Emploi,François Biltgen
CCT Banques | Déclaration d'Oligation Générale (mis en ligne le 12 Août 2008)
La déclaration d'obligation générale à été publiée dans le Mémorial A N°111 du 29 juillet 2008:
Règlement grand-ducal du 17 juillet 2008 portant déclaration d'obligation générale de la convention collective de travail pour les employés de banque 2007-2009, conclue entre l'ALEBA, d'une part et l'Association des Banques et Banquiers, d'autre part.
Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
Vu l'article L.164-9 du Code du Travail;
Sur proposition concordante des assesseurs de l'Office national de conciliation et sur avis des chambres professionnelles compétentes;
Vu l'article 2(1) de la loi du 12 juillet 1996 portant réforme du Conseil d'Etat et considérant qu'il y a urgence;
Sur le rapport de Notre Ministre du Travail et de l'Emploi et après délibération du Gouvernement en Conseil;
Arrêtons:
Art. 1er. La convention collective de travail pour les employés de banque 2007-2009, conclue entre l'ALEBA, d'une part et l'Association des Banques et Banquiers, d'autre part est déclarée d'obligation générale pour l'ensemble du secteur.
Art. 2. Notre Ministre du Travail et de l'Emploi est chargé de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial avec la convention collective de travail précitée.
Le Ministre du Travail et de l'Emploi,
François Biltgen
Cabasson, le 17 juillet 2008.
Henri
INDEX | Mise en scène avec répartition des rôles? (mis en ligne le 23 Juillet 2008)
Après les récentes déclarations sur l'Etat de la Nation, l'ALEBA avait exprimé la crainte que la manipulation actuelle de l'index puisse continuer aussi en 2010!
Cette appréciation vient d'être confirmée: selon le Premier Ministre JeanClaude Juncker, l'index automatique ne devrait être réintroduit en 2010que si l'inflation tombe en-dessous de 2%.
Compte tenu de l'évolution actuelle des prix, cela signifierait que lamanipulation de l'index continuerait en 2010. Et on peut se poser la question de savoir ce qui a amené Jean-Claude Juncker à donner un refus aussi net à l'indexation automatique.
Y aura-t-il, dans un futur proche, d'autres « conditions » supplémentaires pour la réintroduction de l'adaptation automatique des salaires, comme p.ex. que le PIB se situe à X%?
S'agit-il là d'un signal clair aux électeurs et au futur gouvernement, qu'une nouvelle manipulation de l'index avec un possible nouveau Premier Ministre Jean-Claude Juncker serait déjà décidée Ou bien devrait-il, 4 mois avant les élections sociales, fournir aux deux syndicats politiques, OGBL et LCGB, de la munition pour qu'ils puissent se profiler comme défenseurs de l'index et faire ainsi oublier leur rôle honteux concernant sa manipulation lors de la tripartite en 2006 ?
Ainsi dire une coulisse menaçante, afin de mobiliser ses propres troupes pour une campagne de l'index en automne?
L'ALEBA en tout cas garde son attitude conséquente et continue à revendiquer la réintroduction immédiate de l'index automatique !
Communiqué par l'ALEBA le 18 juillet 2008
INFORMATION UTILE (mis en ligne le 15 Juillet 2008)
Une convention a récemment été signée entre la CNPF (Caisse Nationale des Prestations Familiales) du Luxembourg et les Caisses des Allocations Familiales (CAF) de Meurthe-et-Moselle et de Moselle.
Désormais la CNPF versera chaque mois la totalité des prestations pour les deux pays, permettant ainsi aux familles de bénéficier d'un paiement mensuel maximum de leurs droits au lieu d'avoir un complément différentiel tous les six mois.
Autre aspect de cette simplification apportée par ces nouvelles modalités de fonctionnement:un échange sécurisé d'informations et de données entre les organismes des deux Etats, qui cette fois concerne la totalité des allocataires frontaliers. Ce qui permettra à toutes ces personnes de signaler un changement de situation professionnelle ou familiale dans l'un des deux organismes et de voir cette modification immédiatement prise en compte.
ALEBA solidaire avec la manifestation pour une Europe sociale! (mis en ligne le 14 Juillet 2008)
L'ALEBA se montre solidaire avec la manifestation demain à Luxembourg, organisée par une plate-forme syndicale de la Grande Région, afin de donner un signal contre la limitation des droits des salariés et des droits syndicaux, ainsi que contre le dumping social. L'ALEBA s'est depuis toujours prononcée en faveur de l'indexation automatique et intégrale, et qui, après le récent arrêt de la Cour européenne de justice, devrait désormais aussi disparaître pour les salariés visés par la directive européenne sur le détachement des salariés.La constatation faite par la plate-forme syndicale sur les traités existants, qui ne protègent les droits des salariés que d'une manière insuffisante contre des jugements de tribunaux, n'est que la conséquence naturelle de la Constitution de l'UE, ainsi que du traité de Lisbonne.Cette position a été toujours celle de l'ALEBA, voire aussi notre critique, tant à l'égard de la Constitution européenne, qu'à l'égard de sa copie, le traité de Lisbonne. Nous partageons la revendication pour un protocole social contraignant, telle que définie par la plate-forme syndicale. Mais l'ALEBA réclame en plus des droits individuels exigibles.Par contre, l'Union Européenne se développe depuis des décennies dans le sens tout à fait contraire et «donne libre cours au dumping social, a des répercussions destructrices sur l'emploi et laisse régner le capitalisme» (ALEBA Rapport, 2005). Contrairement à la pratique habituelle de l'UE, d'appliquer pour les directives européennes dans le domaine social le principe du plus petit dénominateur commun, l'ALEBA réclame une harmonisation européenne vers le haut, c'est-à-dire l'application des meilleures lois sociales et du travail dans tous les pays membres.
Communiqué par l'ALEBA le 4 juillet 2008
Etat de la Nation | Décevant (mis en ligne le 27 Juin 2008)
Tous ceux qui s'attendaient à des déclarations claires et des propositions concrètes du premier ministre Jean-Claude Juncker à propos des sujets d'actualités importants, ont été déçus.
Pas de déclarations claires et nettes sur l'index !
Le retour - en principe - de l'adaptation automatique des salaires et retraites à partir de 2010 - a été mis aussitôt en question.
Dans le cas d'une forte aggravation de la situation économique du pays, on devrait réfléchir, ensemble avec les partenaires sociaux, sur d'autres solutions.
Pas de précisions de la part de Monsieur Juncker sur la nature de ces « autres solutions » !
Pas rassurantes non plus, les déclarations sur l'inflation.
Selon le premier ministre, l'indexation deviendrait un problème en cas de forte inflation et donc par conséquence la maîtrise de l'inflation deviendrait primordiale.
Or, jusqu'à présent, le gouvernement n'a nullement réussi à maîtriser l'inflation !
La déclaration du gouvernement sur l'Etat de la Nation était l'occasion de dire clairement au pays, aux gens et aux électeurs, comment le gouvernement allait s'y prendre.
Malheureusement une occasion ratée ! Le gel des prix administrés au-delà de 2008 et pour toute l'année prochaine est évidemment une bonne mesure, mais insuffisante.
C'est décevant que le gouvernement ne pense pas non plus à adapter intégralement le barème de l'impôt.
Le chef du gouvernement a revendiqué une fois de plus une modération salariale, malgré la flambée des prix du pétrole et de l'alimentation, qui devient un véritable casse-tête pour de plus en plus de personnes.
Et enfin, plus que surprenant, le fait que le premier ministre n'a évoqué que sur une demi-page - sur un total de 42 ! - , la soi-disant « réforme du siècle » sur le statut unique pour travailleurs et employés.