Rapport annuel 2012

Editorial : Changement de mentalité

Depuis quelque temps, les représentants patronaux exigent un changement de mentalité de la part des salariés et des syndicats.

 Ils annoncent la fin de l’âge d’or et vu que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel tout tabou devrait être levé. Il faudrait revoir notre manière de penser et avant tout nous préparer à un futur austère et que par conséquent il va falloir épargner en guise de préparation de cet avenir. Le but de ces menaces exprimées par le patronat qui est le représentant des épaules larges, est d’intimider les salariés et de les convaincre que les mesures d’austérité actuelles ne sont pas suffisantes. Ce qui dérange dans ce contexte, c’est que ce changement de mentalité est revendiqué unilatéralement des salariés. Le gouvernement quant à lui parle le même langage et dit qu’il n’y avait pas d’alternative à la politique d’austérité et de réformes actuelles.

Le but de ce battage est de convaincre les salariés de ne plus se défendre contre le démantèlement social et d’autres détériorations des conditions de vie et du travail, mais tout simplement l’accepter comme le mauvais temps, contre lequel de toute façon on ne sait rien faire.

Motivé par la stagnation économique, le démantèlement social est intensifié tel que cela se trouve d’ailleurs confirmé dans la déclaration sur l’état de la nation de cette année-ci. Au nom de ce fameux changement de mentalité les salariés et les syndicats sont appelés à accepter sans broncher la manipulation de l’index, les augmentations d’impôts, les dégradations des conditions de travail et du temps de travail, les restrictions dans le domaine sociale (voir la réforme de santé ainsi que lan réforme des pensions).

C’est la raison pour laquelle, l’ALEBA fait aussi appel au changement de mentalité. Toutefois, un changement de mentalité en vue d’une disponibilité renforcée et de rassemblements collectifs pour nous opposer d’une manière active à tout démantèlement social futur!

Marc GLESENER
Président
2012

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