Rapport annuel 2011

Editorial: L’idéologie de l’épargne

Quand le gouvernement avait présenté l’année dernière son plan d’austérité, avec des mesures presqu’exclusivement au détriment des salariés, l’ALEBA l’avait fortement critiqué.
Avec son pessimisme, le gouvernement voulait justifi er son « idéologie de l’épargne ». Épargner bien sûr uniquement auprès des salariés ordinaires, et non pas auprès des entreprises ou des grands revenus, et obliger ainsi les salariés à des sacrifi ces au nom de « la solidarité nationale ».

Ce n’était pas la première fois que le gouvernement utilisait, vraisemblablement de manière consciente, des faux chiffres et trompait ainsi les gens sur la réelle situation des fi nances publiques dans ce pays.
Rappelons e.a. 2006 et la manipulation peu glorieuse de l’index, qui à l’époque était aussi justifiée par des chiffres dépassés, et donc faux.

Comme c’était à prévoir cette fois encore, il y a à nouveau des revenus substantiels supplémentaires à signaler pour les finances publiques. Plus de 750 millions d’€ pour les seuls six premiers mois de cette année! Néanmoins, le gouvernement veut continuer sa politique d’économie ou plutôt son « idéologie de l’épargne ».

Même si le gouvernement a supprimé l’impôt de crise superflu pour 2012, on peut se demander, s’il ne va pas réclamer une « contrepartie » auprès des syndicats de la tripartite; p.ex. dans le cadre des discussions sur l’index ou la réforme des pensions.

Le manque de crédibilité des « idéologues de l’épargne » a aussi été démontré récemment par l’ABBL.
Des scénarios apocalyptiques de l’avenir de la place fi nancière étaient évoqués, au cas où « nous » n’arriverions pas à contrôler les coûts – c.à.d. les coûts du personnel des salariés protégés par la Convention Collective de Travail – à savoir, les freiner ou même les réduire.

Les résultats de 2010, publiés récemment, montrent que ces visions dramatiques du futur ne se sont pas avérées correctes. Ces résultats sont globalement plus que satisfaisants et rappellent les années record d’avant la crise.
Dans le secteur fi nancier, il n’y a donc aucun argument économique pour réfl échir au dumping salarial, voire à une manipulation de l’index.

L’ALEBA va combattre de telles aspirations avec véhémence!

Marc GLESENER
Président

RAPPORT 2011

2011