01.05.2018 | Fête Internationale du (temps de) Travail

On célèbre le travail depuis la fin du 18e siècle.  Mais la Fête Internationale du Travail, ou Labor Day,  telle qu’elle est célébrée de nos jours le 1er mai, trouve son origine dans les combats des mouvements ouvriers pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du 19e siècle.

Hélas si ceux-là qui se sont battus pour ce droit il y a plus de 200 ans venaient aujourd’hui faire un tour dans le Secteur financier à Luxembourg, ils seraient sans aucun doute horrifiés.

Pour nombre de salariés, la journée de huit heures n’est bien souvent qu’un lointain souvenir, si tant est qu’ils l’ont un jour connue.  Réduction des effectifs, complexification des tâches, deadlines resserrées, augmentation de la charge de travail individuelle, exigences et objectifs individuels à la hausse, pression de l’employeur, concurrence, peur de l’outsouring, crainte de perdre son emploi : tout concourt aujourd’hui à prester chaque jour toujours plus d’heures, à rester toujours un peu plus longtemps au bureau, quitte à sacrifier son temps, sa vie de famille ou son temps pour soi.

Il faut bien entendu accepter de donner un coup, lorsque l’entreprise le demande, lorsque le travail le nécessite. Mais ponctuellement. La prestation d’heures supplémentaires – quand l’employeur accepte de les reconnaître, ce qui n’est pas non plus toujours le cas –  doit vraiment rester l’exception.

Chaque jour l’ALEBA se bat pour le respect des Conventions Collectives et des législations du travail, notamment au niveau du temps de travail. Ce 1er mai, l’ALEBA vous invite à prendre quelques instants pour réfléchir au temps que vous consacrez à votre travail.

Bonne Fête Internationale du Travail à toutes et à tous !

Laurent Mertz
Secrétaire Général